ANGLE DOMINANT
Kyiv relativise l'ampleur du danger évoqué par Oslo, tout en rattachant l'incident à la réalité quotidienne d'un président exposé aux drones russes dans ses déplacements de guerre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le porte-parole du gouvernement moldave a confirmé qu'un drone s'est abattu dans un champ de tournesol du district de Rîșcani, à environ 160 km de l'aéroport de Chisinau, provoquant quatre incendies sans victime.
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Un responsable de la présidence norvégienne a précisé qu'il n'était pas établi que l'avion de Zelensky ait été directement menacé, tandis que Jens Stoltenberg a évoqué « certaines menaces » contre l'appareil.
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Une source de la présidence ukrainienne a indiqué à l'AFP que les évocations d'un danger immédiat pour Zelensky étaient « exagérées ».
ANALYSE
Kyiv, vendredi 11 septembre 2026. Trois jours après le décollage manqué de l'avion présidentiel depuis Chisinau, la presse ukrainienne compose son récit à partir des déclarations norvégiennes, moldaves et de sa propre présidence, sans toutes les faire concorder.
Mercredi 9 septembre, le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre avait affirmé à la chaîne publique NRK que l'avion transportant Volodymyr Zelensky et la Première dame Olena Zelenska avait « presque été touché par un drone » en quittant la Moldavie. « C'est la réalité qu'il doit vivre », avait-il ajouté, évoquant « une situation très dramatique » laissant « une forte impression ». Le président ukrainien se rendait à Oslo pour les funérailles du roi Harald V et des entretiens sur la défense antiaérienne.
Les autorités moldaves ont apporté des précisions factuelles : un drone a violé leur espace aérien le 8 septembre vers 16h20, provoquant la fermeture temporaire de l'espace aérien et le retard de trois vols, dont celui du président ukrainien. L'appareil s'est écrasé dans un champ de tournesol du district de Rîșcani, à environ 160 kilomètres de l'aéroport de Chisinau, déclenchant quatre incendies sans faire de victimes. Un drone avait aussi survolé le nord-est de la Roumanie, où deux F-18 espagnols ont été dépêchés pour le suivre.
Mais Kyiv relativise l'intensité du danger suggérée par Oslo. Une source de la présidence ukrainienne a indiqué à l'AFP que les évocations d'un danger immédiat pour Zelensky étaient exagérées. Côté norvégien, le flou persiste : un responsable du cabinet du Premier ministre a reconnu qu'il n'était pas établi que l'avion ait été directement menacé, tandis que le ministre des Finances Jens Stoltenberg a évoqué « certaines menaces » contre l'appareil, sans préciser leur nature.
Pour la presse ukrainienne, l'épisode illustre surtout un contraste plus large : celui d'un président contraint à 59 déplacements dans 25 pays en 2025, souvent en zone exposée, face à l'absence de risque comparable pour son homologue russe. Cette lecture s'inscrit dans une actualité parallèle : Zelensky a signé le 10 septembre les premiers jalons d'un accord de coproduction de drones avec le Canada, dont 30 % de la production ira directement au front — signe que Kyiv répond à la menace aérienne par l'accélération de ses propres capacités de défense.
SOURCES (4)
- Kyiv PostMOYEN
- Ukrainska Pravda ENMOYEN
- TSN UkraineMOYEN
