ANGLE DOMINANT
Paris retient d'abord les visages de la catastrophe : les habitants de Bangkok, l'eau à la taille, plutôt que la seule mécanique administrative de l'état de catastrophe naturelle.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les autorités de Bangkok ont déclaré l'état de catastrophe naturelle dans l'ensemble de ses 50 districts samedi 26 septembre, après près de 300 mm de pluie tombés entre jeudi après-midi et samedi matin.
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Les stations de pompage évacuaient environ 1 200 mètres cubes d'eau par seconde à pleine capacité, selon la BMA, qui a préparé un million de sacs de sable et ouvert des abris temporaires dans des écoles.
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La capitale a enregistré 487 mm de pluie entre le 1er et le 25 septembre, contre une moyenne de 269 mm sur la période 1991-2020, un écart relié par des scientifiques cités à l'intensification des phénomènes extrêmes.
ANALYSE
Paris, 27 septembre 2026. Paris retient d'abord les visages de cette catastrophe plutôt que la seule mécanique administrative de la crise. Les autorités de Bangkok ont déclaré, samedi 26 septembre, l'état de catastrophe naturelle dans l'ensemble de ses 50 districts, après la chute de près de 300 millimètres de pluie entre jeudi après-midi et samedi matin. « L'eau n'arrête pas de monter. Il est difficile de sortir maintenant. Elle m'arrive à la taille », raconte à l'AFP Somkid Pheuk-ngam, une vendeuse de 67 ans postée au bord d'un canal, qui dit n'avoir « pas vu pareilles inondations dans la ville depuis quinze ans ». Le motocycliste Samruay Nakkamnueng décrit de son côté s'être réveillé pour découvrir « la rue devant chez [lui] inondée ».
Le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, a jugé samedi après-midi la situation « stabilisée », tout en reconnaissant des dégâts considérables et en évoquant deux à trois jours nécessaires pour évacuer l'eau une fois la pluie arrêtée. Le premier ministre Anutin Charnvirakul a écourté un voyage à Londres pour rentrer précipitamment. Les stations de pompage fonctionnaient à pleine capacité, évacuant environ 1 200 mètres cubes d'eau par seconde selon l'Administration métropolitaine de Bangkok, qui a préparé un million de sacs de sable et ouvert plusieurs abris temporaires dans des écoles. Dans le quartier d'On Nut, des habitants ont été vus remplissant ces sacs pour protéger logements et commerces, tandis que le gouverneur encourageait les patients alités et dépendants d'un matériel médical vital à envisager un séjour temporaire à l'hôpital. Des inondations ont aussi touché 21 autres provinces du pays, avec un décès signalé.
Une partie de la presse française relie l'épisode à la trajectoire climatique de la région : la capitale a enregistré 487 millimètres de pluie entre le 1er et le 25 septembre, contre une moyenne de 269 millimètres sur la période 1991-2020, et des scientifiques cités avertissent que l'intensité de tels épisodes devrait s'accentuer avec le réchauffement. Le précédent de 2011, où des inondations avaient fait plus de 500 morts dans tout le royaume, sert de repère implicite à plusieurs récits, sans que le bilan actuel n'en approche l'ampleur.
SOURCES (7)
- 20 MinutesMOYEN
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
