ANGLE DOMINANT
Budapest retient d'abord le témoignage d'un habitant de Bangkok comparant la crise actuelle aux inondations dévastatrices de 2011, plus qu'un bilan chiffré immédiat.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les 50 districts de Bangkok ont été déclarés zone sinistrée après plus de 30 centimètres de pluie tombés en 48 heures (444.hu, Telex).
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Le gouverneur Chadchart Sittipunt a déclaré : « Les zones à risque sont celles où les gens vivent près des canaux. Désormais, tous les canaux sont pleins » (444.hu).
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Telex rappelle que les inondations les plus meurtrières de l'histoire récente du pays, en novembre dernier dans le sud de la Thaïlande, avaient fait 145 morts.
ANALYSE
Budapest, 27 septembre 2026. La presse hongroise retient d'abord le visage humain de la catastrophe qui frappe Bangkok. Citant la BBC, 444.hu rapporte que les 50 districts de la capitale thaïlandaise ont été déclarés zone sinistrée après deux jours de pluies torrentielles ayant saturé le réseau d'évacuation des eaux d'une ville déjà réputée pour ses embouteillages. Le gouverneur Chadchart Sittipunt, cité par le site, décrit une situation qui s'aggrave heure après heure : « L'eau continue de tomber, nous faisons tout notre possible. Nous essayons de pomper l'eau, mais les canaux sont déjà pleins... Les zones à risque sont celles où les gens vivent près des canaux. Désormais, tous les canaux sont pleins. » Selon lui, c'est l'est de la ville qui a été le plus durement touché.
Telex, qui s'appuie sur Reuters et l'AP, précise que plus de 30 centimètres de pluie sont tombés en 48 heures entre jeudi et samedi, transformant des rues en rivières et forçant l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants. Les commerces ont été pris d'assaut par des clients faisant des réserves, tandis que les météorologues annoncent encore de fortes pluies pour samedi et au-delà, y compris dans d'autres régions du pays. Les autorités ont exhorté les riverains des canaux à gagner des terrains plus élevés. L'aéroport de Bangkok continue de fonctionner normalement, précise Reuters, même si les formalités d'entrée pour les touristes pourraient s'allonger.
C'est cependant le témoignage recueilli par l'AFP et repris par 444.hu qui marque le plus la lecture hongroise : Somkid Pheuk-ngam, 67 ans, habitant près d'un canal dans le nord de la ville, raconte avoir de l'eau jusqu'à la taille depuis deux jours, l'empêchant d'ouvrir son commerce. Il juge la situation pire qu'en 2011, quand des inondations avaient touché tout le pays pendant trois mois et fait plusieurs centaines de morts. Les articles hongrois soulignent qu'à ce stade, aucun décès n'a été recensé à Bangkok même.
Telex rappelle enfin que la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire récente du pays remonte à novembre dernier, quand 145 personnes avaient péri dans le sud de la Thaïlande, des crues ayant emporté plusieurs milliers de maisons. La presse hongroise construit ainsi son récit autour d'une mémoire des catastrophes passées plutôt que d'un bilan chiffré immédiat.
