ANGLE DOMINANT
Paris dénonce le siège de Qusra et documente, au-delà des caméras, une guerre de l'eau qui prive méthodiquement les Palestiniens de leurs ressources.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Quai d'Orsay exige d'Israël qu'il « arrête et traduise en justice » les colons assiégeant Qusra, selon un communiqué cité par le HuffPost France.
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À Fasayil, des colons ont détourné en juin un système d'irrigation pour alimenter une piscine touristique sur un site archéologique, avec le soutien financier promis par le ministre Bezalel Smotrich (France 24).
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L'ambassadeur américain Mike Huckabee a qualifié le siège d'acte de « terrorisme juif », un mot relevé par Le Monde et RFI qui alimente un débat politique en Israël avant les législatives d'octobre.
ANALYSE
Paris, 15 août 2026. Depuis dimanche, des colons israéliens assiègent plusieurs maisons palestiniennes du village de Qusra, au sud de Naplouse, coupant l'eau, l'électricité et l'accès aux vivres, rapportent France 24 et RFI depuis Jérusalem. Vendredi, le Quai d'Orsay a exigé d'Israël qu'il « arrête et traduise en justice » les colons responsables, condamnant « avec la plus grande fermeté » ces « occupations » et les « violences perpétrées à l'encontre des civils palestiniens », et rappelant à l'État hébreu son obligation de protéger la population civile au titre du droit international, selon un communiqué cité par le HuffPost France.
Sur place, la presse française décrit un pouvoir en déroute. Le Monde raconte une armée « humiliée » par « une poignée » de colons radicaux, les « jeunes des collines », qui résistent depuis mercredi aux tentatives d'évacuation. C'est dans ce climat que l'ambassadeur américain Mike Huckabee, pourtant fervent soutien de la colonisation, dénonce selon Le Monde un acte de « terrorisme juif » — une sortie que RFI relie à un débat désormais ouvert en Israël, où Gadi Eisenkot, rival de Benyamin Netanyahou aux législatives d'octobre, fustige « la faillite et la faiblesse de ce gouvernement ».
Mais le pool français insiste surtout sur ce que les caméras filment moins : la confiscation méthodique des ressources. France 24 raconte la « guerre de l'eau » de Fasayil, dans la vallée du Jourdain, où des colons ont détourné dès juin un système d'irrigation agricole pour alimenter une ancienne piscine sur un site archéologique, transformée en attraction touristique avec le soutien financier promis par le ministre des Finances Bezalel Smotrich. « Notre approvisionnement en eau reste coupé à ce jour, nous privant de l'eau dont nous dépendons pour nos foyers, nos moyens de subsistance et nos terres agricoles », témoigne l'agriculteur Saad Nemer. Selon des données de l'ONU citées par France 24, au moins 160 sites ont ainsi été visés en Cisjordanie occupée.
À Qusra, l'habitant Qusai Abou Rida résumait vendredi la situation à l'AFP, citée par France 24 : « Nous sommes toujours assiégés, avec les colons à notre porte. » Ailleurs en Cisjordanie, Amin Rahal, dont les terres sont grignotées par une colonie voisine, exprime la même détermination à France 24 : « We never leave the place unless we have two people here. »
SOURCES (4)
- HuffPost FranceMOYEN
