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COMPLOT IRANIEN PRÉSUMÉ POUR ASSASSINER DONALD TRUMP
Pékin relativise l'alerte sur un complot iranien visant Donald Trump, y voyant surtout le symptôme d'une escalade militaire déjà engagée entre Washington et Téhéran plutôt qu'un fait isolé.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Pékin, 11 juillet 2026. Les rédactions chinoises, via CGTN et le South China Morning Post, n'évoquent pas frontalement le prétendu complot iranien visant Donald Trump : elles le replacent dans le fil d'une escalade militaire déjà bien engagée. CGTN rapporte que les forces américaines ont frappé l'Iran pour un second jour consécutif, avec des explosions signalées à Bandar Abbas, Sirik, Chabahar, Bushehr et sur l'île d'Abu Musa ; deux pêcheurs iraniens ont été tués. Le média public chinois cite également le ministère iranien des Affaires étrangères, qui a qualifié les frappes sur deux ponts ferroviaires de « crimes de guerre flagrants » et accusé Washington de violer la Charte des Nations unies ainsi que le mémorandum d'entente signé pour mettre fin au conflit. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti que « les États-Unis n'ont pas encore appris que l'intimidation et la rupture des promesses ne sont plus sans coût ».
Du côté américain, Donald Trump a déclaré à Ankara, en marge du sommet de l'OTAN, que l'accord de trêve était « terminé », qualifiant les dirigeants iraniens de « gens malades ». Le South China Morning Post relève par ailleurs des interrogations sécuritaires autour du nouvel avion présidentiel offert par le Qatar : les services secrets américains auraient recommandé à Trump de revenir à l'appareil précédent, jugé mieux équipé contre les missiles. C'est dans ce contexte que le président américain a évoqué de « prétendues tentatives d'assassinat iraniennes », sans que les articles chinois ne détaillent davantage la nature de la menace.
Cette lecture chinoise, prudente sur l'allégation elle-même, insiste sur la fragilité du cadre diplomatique : médiations qatarie et pakistanaise, appels de l'ONU à la désescalade, révocation par Washington d'une licence pétrolière iranienne. Les rédactions consultées ne prennent pas parti sur la réalité du complot mais soulignent le risque d'engrenage militaire dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz mondial.
Cadrage Washington-centré : la majorité des articles restent focalisés sur les décisions et déclarations de Trump, laissant peu de place à une voix directe et détaillée de Téhéran
Préférence pour les communiqués officiels iraniens relayés sans filtre par CGTN, en écho à une ligne diplomatique chinoise favorable à la retenue et à la critique des frappes américaines
Faible couverture des preuves concrètes du complot d'assassinat allégué, l'information reposant sur des sources secondaires américaines (Secret Service, presse US) sans confirmation indépendante chinoise
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