
Fin juin 2026, une série d'incidents a relancé les tensions dans le Golfe. Un tanker a été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz, endommageant la passerelle du navire sans faire de victimes dans l'équipage. En parallèle, des drones ont visé des installations à Bahreïn, où est stationné le quartier général de la 5e flotte américaine. Le ministère bahreïnien a dénoncé une violation de sa souveraineté et le Conseil de coopération du Golfe a exprimé son soutien à Manama.
Washington a annoncé des frappes contre des dépôts de missiles, des drones et des radars côtiers iraniens, présentées comme une riposte aux atteintes à la navigation commerciale. Ces échanges interviennent quelques jours après un mémorandum d'entente signé à la mi-juin, qui prévoyait un cessez-le-feu de soixante jours et l'ouverture de négociations.
L'enjeu dépasse l'incident : par le détroit d'Ormuz transite environ 20 % des exportations pétrolières mondiales, et la base de Bahreïn place les monarchies du Golfe en première ligne. L'accord signé en juin ne comportait pas de mécanisme de vérification robuste, et plusieurs dossiers — missiles, dossier libanais, inspections nucléaires — restaient hors de son périmètre ou non résolus.
Plusieurs points restent disputés. Les deux parties s'accusent mutuellement d'avoir violé la trêve les premières. Certains acteurs estiment que l'accord demeure viable malgré la crise, tandis que d'autres y voient des failles structurelles, notamment l'exclusion déclarée des missiles iraniens. La responsabilité initiale de l'escalade et la portée régionale de l'Iran font elles aussi l'objet de lectures divergentes.
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