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EBOLA EN RD CONGO : L'ÉPIDÉMIE SE PROPAGE « PLUS VITE QUE JAMAIS », LES SOIGNANTS EN GRÈVE
Paris scrute une flambée d'Ebola qui déjoue tous les précédents historiques en RD Congo, entre alerte record de l'OMS, attaque d'un centre de soins en Ituri et polémique naissante autour d'un centre de quarantaine américain au Kenya.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Paris, 18 juillet 2026. La presse française consacre une attention soutenue à la 17e épidémie d'Ebola déclarée mi-mai en République démocratique du Congo, que le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qualifie de « troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée ». Selon lui, la maladie « s'est propagée plus rapidement que toutes les épidémies précédentes » : plus de 2 000 cas et 796 morts en deux mois, contre plus de dix mois pour atteindre ce même seuil lors de la flambée 2018-2020, la plus meurtrière du pays avec près de 2 300 morts. RFI actualise ce bilan à plus de 2 100 contaminations et 828 décès, tout en rapportant l'avertissement de l'OMS selon lequel l'ampleur réelle pourrait être deux à quatre fois supérieure.
Le foyer principal reste la province de l'Ituri, dans l'est du pays, où plus de 80 % des nouveaux cas échapperaient au suivi des contacts. RFI documente une attaque contre le centre de traitement de Nyankunde, mercredi 15 juillet : des tirs entre miliciens ont provoqué la mort d'un chef local, tandis qu'une famille en colère, après le décès d'une femme enceinte, a caillassé les bâtiments. Quatre patients Ebola ont fui dans la panique avant de regagner le centre ; le personnel de l'OMS, d'Africa CDC et de l'ONG Samaritan's Purse a dû évacuer vers Bunia pour sa sécurité.
Signal plus positif côté ougandais : Kampala a annoncé jeudi la sortie guérie de son dernier patient, un ressortissant congolais soigné à l'hôpital Mulago. Le pays, qui a recensé 20 cas dont 15 importés de RDC et 2 décès, doit désormais observer 42 jours sans nouveau cas — soit deux fois la durée d'incubation maximale du virus — avant d'être déclaré débarrassé de l'épidémie.
Le Monde relaie enfin une controverse distincte : plusieurs Américains engagés dans la riposte en RDC sont placés en quarantaine préventive dans un centre géré par les autorités sanitaires américaines à Laïkipia, au Kenya, un projet que le ministre kényan de la Santé affirme pourtant ignorer alors qu'il s'était engagé en juin à en suspendre l'ouverture.
Cadrage institutionnel-centré : la parole de l'OMS et des autorités officielles domine, au détriment des témoignages directs de soignants congolais.
Préférence pour l'angle sécuritaire et diplomatique (Ituri, Kenya) au détriment des données médicales détaillées sur la riposte vaccinale.
Faible couverture des conditions de travail du personnel soignant congolais, malgré la mention de son départ forcé de Nyankunde pour raisons de sécurité.
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