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EBOLA EN RD CONGO : L'ÉPIDÉMIE SE PROPAGE « PLUS VITE QUE JAMAIS », LES SOIGNANTS EN GRÈVE
Kampala savoure une sortie de crise prudente, consciente que l'épidémie qui s'aggrave chez son voisin congolais menace encore la frontière commune.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Kampala, 18 juillet 2026. Alors que l'épidémie d'Ebola bat des records de propagation en République démocratique du Congo, l'Ouganda savoure un répit prudent. Le 16 juillet, le ministère de la Santé a annoncé la sortie du dernier patient du Centre national d'isolement de Mulago, à Kampala, déclenchant le compte à rebours réglementaire de 42 jours — deux périodes d'incubation de 21 jours — avant que l'Organisation mondiale de la santé ne puisse déclarer l'épidémie officiellement terminée.
Devant le Parlement, le ministre Chris Baryomunsi a détaillé le bilan national : 20 cas recensés depuis la déclaration de l'épidémie le 15 mai, dont 15 importés directement de RDC, pour deux décès. « Il n'y a eu aucun nouveau cas confirmé au cours des 21 derniers jours, c'est le signal épidémiologique le plus fort dont nous disposons que la transmission interhumaine locale a été interrompue », a-t-il déclaré. Le taux de létalité ougandais, fixé à 10%, est présenté comme l'un des plus bas jamais enregistrés pour la souche Bundibugyo du virus.
Mais Kampala reste sur ses gardes. Le ministre a rappelé que le pays demeure exposé tant que l'épidémie continue de progresser en RDC voisine, où des milliers de cas ont été recensés. Une coopération transfrontalière s'est renforcée : quatre centres de traitement soutenus par l'Ouganda ont été sanctionnés par le président Yoweri Museveni côté congolais, tandis que des équipes médicales ougandaises appuient la riposte dans l'est du pays.
Le répit sanitaire n'a pourtant pas suffi à convaincre Washington. Le département d'État américain a classé l'Ouganda au niveau 4 « Do Not Travel », citant l'épidémie d'Ebola aux côtés de la criminalité, du terrorisme et des troubles civils — rejoignant neuf autres pays africains sur cette liste, dont la RDC elle-même. Kampala engage désormais des discussions avec les pays ayant imposé des restrictions de voyage pour en limiter l'impact économique.
Sur le plan scientifique, l'Infectious Diseases Institute de l'université Makerere explore une piste prometteuse : un antiviral oral en prophylaxie pré-exposition, administré aux personnes potentiellement exposées avant l'apparition des symptômes. « C'est un concept bien développé pour le VIH, que nous appliquons désormais aux fièvres hémorragiques virales », explique son directeur Andrew Kambugu, qui coordonne aussi la cellule continentale de riposte hébergée à Kampala.
Cadrage gouvernemental-centré : la majorité des articles relaient les déclarations du ministre de la Santé Baryomunsi devant le Parlement, sans contre-voix indépendante.
Préférence pour le narratif de succès national : insistance sur le faible taux de létalité ougandais et la sortie de crise plutôt que sur la gravité de la situation humanitaire côté congolais.
Faible couverture de la situation en RDC : les articles ougandais mentionnent peu la grève des soignants ou l'attaque d'un hôpital rapportées de l'autre côté de la frontière.
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