ANGLE DOMINANT
Londres distingue le succès ougandais du chaos congolais et scrute la controverse américaine autour du centre de quarantaine kényan.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La RDC a recensé 2 073 cas confirmés d'Ebola et 796 décès au 14 juillet, selon le Guardian.
- 02
L'Ouganda a fait sortir son dernier patient (20 cas, 2 décès au total) et entame le compte à rebours de 42 jours de l'OMS avant déclaration Ebola-free.
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Sept employés humanitaires américains de Samaritan's Purse sont mis en quarantaine dans un nouveau centre construit par les États-Unis sur une base militaire au Kenya, malgré une décision de justice kényane suspendant les travaux.
ANALYSE
Londres, 18 juillet 2026. La presse britannique aborde la flambée d'Ebola en Afrique centrale sous l'angle du contraste : d'un côté l'Ouganda, salué pour avoir enrayé l'épidémie ; de l'autre la République démocratique du Congo, où le bilan continue de s'alourdir. Selon le Guardian, la RDC a recensé 2 073 cas confirmés et 796 décès au 14 juillet, un bond par rapport aux semaines précédentes. La BBC souligne que l'épicentre reste incontrôlé, malgré les protocoles renforcés testés dans la région.
À Kampala, la sortie du dernier patient hospitalisé - un ressortissant congolais venu se faire soigner - a été qualifiée de « moment de joie » par le ministre de la Santé, Chris Baryomunsi. L'Ouganda, qui a recensé 20 cas et deux décès, entame désormais le compte à rebours de 42 jours exigé par l'OMS avant toute déclaration officielle de fin d'épidémie. Le ministre reste prudent : « Ce que nous célébrons ici est différent de ce qui se passe en République démocratique du Congo », a-t-il averti, rappelant que deux périodes d'incubation de 21 jours sans nouveau cas sont nécessaires.
La couverture britannique s'attarde aussi sur les tensions diplomatiques provoquées par la réponse américaine. Quinze pays maintiennent des restrictions de voyage visant l'Ouganda, dont les États-Unis, qui classent le pays au niveau d'alerte maximal, aux côtés de la Corée du Nord, de la Somalie, de l'Afghanistan et de la Russie - une association jugée disproportionnée par Kampala, qui réclame la levée des mesures pour protéger son économie. Le Guardian documente par ailleurs la controverse née de la construction, sur une base militaire au Kenya, d'un centre de quarantaine pour ressortissants américains exposés au virus en RDC ou en Ouganda. Sept membres du personnel humanitaire de l'ONG Samaritan's Purse y sont actuellement isolés, alors qu'un tribunal kényan a ordonné la suspension des travaux, jugés intrusifs par une partie de l'opinion locale.
Sur le plan scientifique, la BBC rappelle qu'un vaccin contre Ebola développé au Royaume-Uni est désormais prêt pour des essais cliniques, signe que Londres se positionne aussi comme acteur de la réponse sanitaire internationale, au-delà du strict suivi de l'actualité congolaise.
