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LES ÉTATS-UNIS FRAPPENT À NOUVEAU L'IRAN, TÉHÉRAN PROCLAME LE DÉTROIT D'ORMUZ FERMÉ
Moscou décrypte la crise du détroit d'Ormuz comme le résultat d'une lutte de pouvoir interne à Téhéran entre pragmatiques et partisans de la ligne dure, plus que d'un choix stratégique assumé par le régime iranien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 12 juillet 2026. La presse russe couvre la crise du détroit d'Ormuz en s'appuyant presque exclusivement sur des fuites de sources américaines et israéliennes, révélant un fossé grandissant à Téhéran entre partisans du compromis et tenants de la ligne dure. Selon Interfax, citant le journaliste d'Axios Barak Ravid, Washington a donné à l'Iran jusqu'à samedi pour reconnaître publiquement que le détroit d'Ormuz est totalement ouvert à la navigation et renoncer à toute nouvelle attaque contre des navires commerciaux. « Soit ils font cette déclaration, soit tout finira mal pour eux », avertit un responsable américain cité par RIA Novosti.
Meduza, relayant Axios et Reuters, rapporte que des représentants iraniens ont reconnu en privé auprès de Washington leur responsabilité dans les récentes attaques contre des pétroliers, les imputant à des « éléments incontrôlés du système ». « Nous nous sommes trompés, nous avons fait une erreur, parlons », aurait dit un interlocuteur iranien selon Reuters. Un responsable de l'administration américaine évoque une lutte de pouvoir en cours entre pragmatiques et partisans de la ligne dure, ces derniers empêchant Téhéran de reprendre pleinement le contrôle de la situation.
TASS rappelle le contexte : la guerre ouverte par Washington et Israël le 28 février, qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei lors d'une frappe aérienne, puis le mémorandum de cessez-le-feu signé en juin après des pourparlers médiés par le Qatar et le Pakistan en Suisse. Les frappes américaines ont pourtant repris dans la nuit du 8 juillet, en représailles aux tirs iraniens contre des navires dans le détroit. Téhéran a riposté en visant des installations américaines au Qatar, au Koweït, au Bahreïn et en Jordanie, sans toucher Israël jusqu'ici — même si le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohammad-Bagher Zolghadr, a prévenu qu'aucune frappe contre les infrastructures iraniennes ne resterait « sans réponse contre le régime sioniste ».
Un responsable américain cité par Interfax estime que l'escalade « peut durer un jour, deux jours, une semaine ou un mois », selon que l'Iran poursuive ou non ses tirs. Selon le New York Times, repris par Interfax, le Qatar négocie actuellement avec Washington et Téhéran pour éviter une nouvelle aggravation de la crise.
Cadrage sources américaines et israéliennes : la presse russe relaie majoritairement Axios, Reuters et Barak Ravid plutôt que des sources iraniennes ou russes directes.
Préférence pour l'angle des dissensions internes iraniennes : accent mis sur la lutte pragmatiques/ligne dure au détriment d'une lecture géopolitique plus large du conflit.
Faible couverture de la position officielle russe : aucun commentaire du Kremlin ou du ministère des Affaires étrangères n'apparaît dans les articles disponibles.
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