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LES ÉTATS-UNIS RESTREIGNENT LES VISAS DES ÉTUDIANTS ET JOURNALISTES ÉTRANGERS
Ankara décrypte cette mesure comme un nouveau verrou dans la vaste refonte migratoire engagée par Washington depuis janvier 2025, au risque de fragiliser la mobilité étudiante et journalistique mondiale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Ankara, 17 juillet 2026. La nouvelle règle finale du Département de la Sécurité intérieure (DHS) américain, qui met fin au régime de séjour « pour la durée du programme » pour les visas F (étudiants), J (échanges culturels) et I (journalistes), est couverte en Turquie sous un double angle : la restitution factuelle du communiqué officiel et sa mise en perspective dans le durcissement migratoire engagé par Donald Trump depuis janvier 2025.
Cumhuriyet reproduit largement la version officielle du DHS : les détenteurs de visas étudiants ou d'échange pourront désormais rester le temps de leur programme, dans la limite de quatre ans, avec possibilité de prolongation auprès des autorités fédérales. Le journal cite le secrétaire du DHS Markwayne Mullin, qui justifie la réforme en affirmant que « pendant des années, les étudiants étrangers ont été admis aux États-Unis sans limite de durée », un système qui aurait permis « à des milliers de personnes de s'inscrire en continu à des cours pour éviter de quitter le pays ». Selon Mullin, la nouvelle limite doit permettre de « cribler, examiner et surveiller efficacement » les étrangers présents sur le territoire.
Daily Sabah, de son côté, insiste sur l'ampleur du dispositif : les visas de journalistes, valables jusqu'ici plusieurs années, seraient plafonnés à 240 jours - et à seulement 90 jours pour les ressortissants chinois, une clause déjà dénoncée par Pékin en août comme discriminatoire. Le délai accordé aux diplômés pour quitter le territoire est réduit de 60 à 30 jours, et les étudiants de troisième cycle ne pourront plus changer d'objectif académique ni transférer d'établissement sans autorisation. Le titre rappelle que cette réforme s'inscrit dans une offensive plus large de l'administration républicaine, marquée par la révocation de visas et de green cards d'étudiants universitaires en raison de leurs opinions, et par la perte de statut légal de centaines de milliers de migrants. La règle doit entrer en vigueur 60 jours après sa publication au registre fédéral, sous réserve d'examen par le Congrès.
Cadrage sécuritaire-centré : Daily Sabah relie la mesure au vaste tour de vis migratoire de Trump depuis janvier 2025, incluant les révocations de visas étudiants pour motifs idéologiques.
Préférence pour la restitution officielle : Cumhuriyet reproduit le communiqué du DHS et la citation de Markwayne Mullin sans y ajouter de réaction ou de commentaire critique turc.
Faible couverture de l'impact spécifique sur les étudiants et journalistes turcs aux États-Unis, la mesure étant surtout traitée via ses volets chinois et le cadre migratoire général.
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