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LES ÉTATS-UNIS TAXENT LE BRÉSIL À 25 %, LULA ACTIVE LA LOI DE RÉCIPROCITÉ
Lima scrute l'affrontement commercial entre Washington et Brasília, redoutant des retombées sur ses propres échanges croissants avec le Brésil.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Lima, 17 juillet 2026. Le Pérou scrute avec attention l'escalade commerciale entre Washington et Brasília après l'annonce, mercredi, d'un droit de douane de 25 % imposé par les États-Unis sur une série de produits brésiliens. Selon le récit rapporté par RPP Noticias, la décision fait suite à une enquête commerciale ouverte il y a un an par le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), sur la base de la Section 301 de la loi commerciale de 1974. L'ambassadeur Jamieson Greer, représentant commercial des États-Unis, a justifié la mesure en affirmant que plusieurs politiques brésiliennes sont « déraisonnables » et restreignent le commerce américain. Sont visés le commerce numérique et les services de paiement électronique, des tarifs préférentiels jugés inéquitables, un recul dans l'application des normes anticorruption, la protection de la propriété intellectuelle, l'accès au marché de l'éthanol et la déforestation illégale, qui selon Washington confère un avantage compétitif déloyal aux producteurs agricoles brésiliens.
Greer a précisé que les négociations menées avec Brasília au cours de la dernière année n'ont pas permis de résoudre les différends, tout en assurant que la porte du dialogue reste ouverte. Il a également accusé le Brésil de nuire aux entreprises technologiques américaines et de freiner l'accès des travailleurs et exportateurs américains à son marché.
Pour Lima, cette confrontation dépasse le seul duel bilatéral : le Pérou entretient des liens économiques croissants avec son voisin brésilien. Selon des données de l'agence Embratur relayées par Gestión, 89 657 touristes péruviens ont visité le Brésil entre janvier et mai 2026, soit une hausse de 20,59 % sur un an et un record historique pour cette période. Les vols entre les deux pays ont bondi de 23,5 %, avec des liaisons directes depuis Lima vers São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Curitiba, Florianópolis et Porto Alegre.
Dans ce contexte, la presse péruvienne consultée ne détaille pas la riposte annoncée par le président Lula ni l'activation de la loi de réciprocité brésilienne, ni la chute de l'indice Ibovespa évoquée à l'échelle régionale. L'attention se concentre sur les justifications américaines et sur l'exposition propre du Pérou, dont la croissance du tourisme et de la connectivité aérienne avec le Brésil pourrait pâtir d'une détérioration prolongée du climat commercial régional.
Cadrage américain-centré : le récit reprend largement les justifications de l'USTR sans contrepoint direct des autorités brésiliennes dans les sources péruviennes consultées
Préférence pour l'angle bilatéral Pérou-Brésil (tourisme, connectivité aérienne) plutôt que pour l'impact régional plus large du conflit commercial
Faible couverture de la riposte de Lula et de la loi de réciprocité brésilienne, ainsi que de la réaction des marchés financiers brésiliens, dans la presse péruvienne disponible
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