ANGLE DOMINANT
Lima scrute l'affrontement commercial entre Washington et Brasília, redoutant des retombées sur ses propres échanges croissants avec le Brésil.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les États-Unis imposent 25 % de droits de douane sur des produits brésiliens après une enquête d'un an menée par l'USTR sous la Section 301, ciblant commerce numérique, anticorruption, propriété intellectuelle, éthanol et déforestation illégale
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L'ambassadeur Jamieson Greer affirme que les négociations de la dernière année ont échoué mais que le dialogue reste ouvert, tout en accusant Brasília de nuire aux entreprises technologiques américaines
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Le tourisme péruvien vers le Brésil a atteint un record avec 89 657 visiteurs entre janvier et mai 2026 (+20,59 %) et une hausse de 23,5 % des vols directs entre Lima et plusieurs villes brésiliennes
ANALYSE
Lima, 17 juillet 2026. Le Pérou scrute avec attention l'escalade commerciale entre Washington et Brasília après l'annonce, mercredi, d'un droit de douane de 25 % imposé par les États-Unis sur une série de produits brésiliens. Selon le récit rapporté par RPP Noticias, la décision fait suite à une enquête commerciale ouverte il y a un an par le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), sur la base de la Section 301 de la loi commerciale de 1974. L'ambassadeur Jamieson Greer, représentant commercial des États-Unis, a justifié la mesure en affirmant que plusieurs politiques brésiliennes sont « déraisonnables » et restreignent le commerce américain. Sont visés le commerce numérique et les services de paiement électronique, des tarifs préférentiels jugés inéquitables, un recul dans l'application des normes anticorruption, la protection de la propriété intellectuelle, l'accès au marché de l'éthanol et la déforestation illégale, qui selon Washington confère un avantage compétitif déloyal aux producteurs agricoles brésiliens.
Greer a précisé que les négociations menées avec Brasília au cours de la dernière année n'ont pas permis de résoudre les différends, tout en assurant que la porte du dialogue reste ouverte. Il a également accusé le Brésil de nuire aux entreprises technologiques américaines et de freiner l'accès des travailleurs et exportateurs américains à son marché.
Pour Lima, cette confrontation dépasse le seul duel bilatéral : le Pérou entretient des liens économiques croissants avec son voisin brésilien. Selon des données de l'agence Embratur relayées par Gestión, 89 657 touristes péruviens ont visité le Brésil entre janvier et mai 2026, soit une hausse de 20,59 % sur un an et un record historique pour cette période. Les vols entre les deux pays ont bondi de 23,5 %, avec des liaisons directes depuis Lima vers São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Curitiba, Florianópolis et Porto Alegre.
Dans ce contexte, la presse péruvienne consultée ne détaille pas la riposte annoncée par le président Lula ni l'activation de la loi de réciprocité brésilienne, ni la chute de l'indice Ibovespa évoquée à l'échelle régionale. L'attention se concentre sur les justifications américaines et sur l'exposition propre du Pérou, dont la croissance du tourisme et de la connectivité aérienne avec le Brésil pourrait pâtir d'une détérioration prolongée du climat commercial régional.
