ANGLE DOMINANT
Riyad resserre son cercle d'alliés autour du pacte de défense de La Mecque, mettant en avant Ankara et Islamabad plutôt que Paris, tandis que ses forces annoncent avoir intercepté six missiles balistiques houthis visant Taëf et Yanbu.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les forces de défense aérienne saoudiennes ont intercepté et détruit six missiles balistiques houthis visant Taëf et Yanbu, selon le général Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition pour soutenir la légitimité au Yémen.
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Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan, réunis jeudi à New York au titre de l'accord de défense commune de La Mecque, ont condamné les attaques contre La Mecque et des installations civiles et économiques saoudiennes, et préparent une réunion d'urgence des chefs d'état-major.
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La Défense civile saoudienne a déclenché puis levé une alerte pour Makkah, Jeddah, Taëf, Yanbu et Tabouk, invitant les habitants à rester calmes, à ne pas filmer et à appeler le numéro d'urgence 998.
ANALYSE
Riyad, 25 septembre 2026. Pendant que Paris annonce l'envoi de soldats, de radars et de systèmes de défense pour Yanbu, la presse saoudienne consacre l'essentiel de sa couverture à un autre front : le pacte de défense commune de La Mecque, signé le 7 août avec la Turquie et le Pakistan. Jeudi à New York, le ministre des Affaires étrangères Faisal bin Farhan a rencontré son homologue turc Hakan Fidan et le vice-Premier ministre pakistanais Mohammad Ishaq Dar, au siège de la mission saoudienne auprès de l'ONU. Les trois ministres ont condamné les attaques visant La Mecque ainsi que des installations civiles et économiques du royaume, salué la vigilance des forces armées saoudiennes et réaffirmé le droit de Riyad à se défendre en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies. Ils ont surtout acté la préparation d'une réunion d'urgence des chefs d'état-major des trois pays, l'accord de La Mecque prévoyant qu'une attaque contre l'un de ses membres constitue une attaque contre tous ; les ministres ont aussi rappelé l'importance de la liberté de navigation maritime, un enjeu direct pour un port comme Yanbu.
Sur le terrain, les forces de défense aérienne saoudiennes affirment avoir intercepté et détruit six missiles balistiques tirés par ce que le général Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition pour soutenir la légitimité au Yémen, appelle la « milice terroriste » houthie, visant Taëf et Yanbu. Il promet que les escalades et violations seront traitées avec fermeté. La Défense civile a de son côté déclenché puis levé, en quelques heures, une alerte pour La Mecque, Jeddah, Taëf, Yanbu et Tabouk, appelant les habitants au calme, à ne pas filmer ni se rassembler, et à composer le 998 en cas de besoin.
Dans ce récit, l'annonce française de moyens militaires pour Yanbu occupe une place secondaire : les articles saoudiens du jour ne la citent pas, préférant valoriser la solidarité régionale et la capacité de riposte du royaume. Le message adressé est double : à l'intérieur, rassurer une population soumise à des sirènes répétées ; à l'extérieur, montrer que Riyad dispose déjà, avec Ankara et Islamabad, d'un filet de sécurité diplomatico-militaire qui ne dépend pas d'une seule puissance occidentale. Yanbu, devenue la voie de secours des exportations pétrolières du royaume depuis les tensions en mer Rouge, reste ainsi au centre d'une bataille où Riyad met en avant ses propres alliances autant que ses propres défenses.
