ANGLE DOMINANT
Copenhague retient dans la loi française un test grandeur nature pour son propre débat sur l'âge numérique
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Parlement français a adopté la loi mardi, d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale, avec une entrée en vigueur en deux phases : 1er septembre pour les nouveaux comptes, janvier 2027 pour les comptes existants
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Emmanuel Macron a déclaré : « La France montre la voie en Europe lorsqu'il s'agit de protéger nos enfants et nos adolescents »
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La France rejoint une vingtaine de pays dans le monde ayant proposé ou adopté ce type de mesure, après l'Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans dès décembre 2025
ANALYSE
Copenhague, 22 juillet 2026. La presse danoise relaie sans détour l'adoption, mardi, par le Parlement français d'une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, une mesure présentée comme une première en Europe. Berlingske et Politiken, citant l'agence AFP, rapportent que le texte a d'abord été voté au Sénat avant de recevoir le soutien de l'Assemblée nationale, faisant de la France le premier pays du continent à exclure les mineurs de plateformes comme TikTok et Instagram.
Pour le Danemark, où le débat national sur l'usage du numérique chez les enfants s'est déjà traduit par des restrictions du téléphone à l'école, l'initiative française retient l'attention comme un test grandeur nature. Le calendrier détaillé par la presse danoise est précis : dès le 1er septembre, les mineurs de moins de 15 ans ne pourront plus créer de nouveaux comptes ; à partir de janvier 2027, l'interdiction s'étendra aux comptes déjà existants. Le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer sur la conformité du texte.
Emmanuel Macron, cité par Politiken et Berlingske, revendique un rôle pionnier : « La France montre la voie en Europe lorsqu'il s'agit de protéger nos enfants et nos adolescents », a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, avant d'ajouter sur X qu'il est « temps d'agir pour faire de cette mesure une réalité ». La ministre chargée du dossier, Anne Le Hénanff, a défendu un calendrier « réaliste », les outils de vérification d'âge existant déjà selon elle, même si d'autres restent en développement — un point technique que la presse danoise reprend sans le commenter davantage.
Les médias danois situent la mesure française dans un mouvement plus large : la France rejoint une vingtaine de pays ayant proposé ou adopté des dispositifs comparables, après l'Australie, qui a interdit dès décembre 2025 les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Politiken rappelle aussi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé la semaine dernière que l'Union devrait agir sur ce terrain — signe que Copenhague, engagé dans les discussions bruxelloises sur la protection de l'enfance en ligne, pourrait voir la loi française servir de référence à une future initiative européenne coordonnée.
