ANGLE DOMINANT
Paris accueille le G7 en sachant qu'« il n'est pas possible de gérer Trump » et que le président américain imposera son calendrier
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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16 000 gendarmes et policiers, modèle « bulle sécuritaire » hérité des JO de Paris 2024, coût non évalué
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« Il n'est pas possible de gérer Trump », résume une chercheuse du CFR citée par la presse
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Dîner à Versailles le 17 juin pour les 250 ans de l'indépendance américaine, symbole de l'amitié franco-US
ANALYSE
Paris accueille le sommet en hôte lucide, conscient qu'organiser un G7 ne signifie pas le maîtriser. La présidence française du sommet, qui se tient à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin, se déploie sous une « bulle sécuritaire » spectaculaire : 16 000 gendarmes et policiers, près de cinq cents motocyclistes, soixante-quatre escadrons de gendarmes mobiles et CRS, des hélicoptères, des pilotes de drones, des effectifs antiterroristes et de l'office anticybercriminalité, pour un coût « non évalué » de source officielle. Le dispositif, avec ses pass à QR code et ses zones « bleue » et « rouge », reprend le modèle des Jeux olympiques de Paris 2024, devenu « laboratoire sécuritaire » de la gestion de flux. Mais derrière la logistique, l'angle dominant est la résignation stratégique face à l'imprévisibilité américaine. « Il n'est pas possible de gérer Trump comme pendant son premier mandat », résume Liana Fix, du Council on Foreign Relations, citée dans la presse : tous les dirigeants attendus — France, Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni — ont subi à un moment les foudres commerciales ou les moqueries du président américain, à l'exception de la Japonaise Sanae Takaichi qu'il apprécie. Ni son impopularité croissante, ni l'annulation de ses droits de douane par la Cour suprême ne devraient l'adoucir : « America First » reste le cadre. Les Européens ont appris à « espérer le meilleur tout en se préparant au pire ». Paris soigne le symbole — un dîner à Versailles le 17 juin pour les 250 ans de l'indépendance américaine, choisi pour évoquer l'amitié historique franco-américaine — tout en sachant que le président américain « imposera son humeur et son calendrier ». La couverture française n'oublie pas le coût humain de l'organisation : un gendarme à moto est mort, deux autres blessés, dans un accident de la route en Haute-Savoie à la veille du sommet.
SOURCES (4)
- Sud OuestMOYEN
- BFMTV InternationalMOYEN
- LibérationMOYEN
