ANGLE DOMINANT
Moscou dénonce une « guerre économique » américaine unilatérale contre l'Iran et pointe le refus chinois de s'aligner sur les sanctions de Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump a annoncé sur Truth Social « l'opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays », qualifiée de « D-Day économique » (RT).
- 02
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à six navires mardi contre une moyenne de 11 sur dix jours, selon Kpler cité par Reuters (RT).
- 03
La Chine a rejeté l'appel américain, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères jugeant que « sanctions et pressions n'aident pas à résoudre le problème » (RT).
ANALYSE
Moscou, 22 août 2026. La presse russe dépeint la nouvelle offensive économique américaine contre l'Iran comme une escalade unilatérale plutôt qu'une simple mesure de pression. RT rapporte que le président Donald Trump a annoncé, après l'expiration lundi d'une fenêtre de 60 jours de négociation sans percée, « l'opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays », qu'il qualifie lui-même de « guerre économique et d'isolement à une échelle sans précédent ». Le média parle d'un « D-Day économique » et cite sa menace : tout pays laissant ses institutions financières, entreprises, aéroports ou organismes publics fournir une « bouée de sauvetage » à Téhéran s'exposera à de « TREMENDOUS » conséquences économiques.
Sputnik relaie les propos du secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui prévient que « tout lien restant avec Téhéran précipitera l'oubli économique d'une nation », visant explicitement la Chine, dont il rappelle qu'elle tire 50% de son énergie du Golfe. Selon RT, Bessent a détaillé à CNBC un plan à dévoiler lundi, combinant blocus naval et « sanctions les plus dures de l'histoire », censé « écraser » l'économie iranienne et « faire chuter le régime ».
Pékin refuse pourtant de s'aligner : selon RT, un porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington juge que « sanctions et pressions n'aident pas à résoudre le problème », tandis que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian appelle à une « approche politique et diplomatique ». TASS cite le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui compare la menace à « un vieux film » déjà vu, rappelant les « sanctions les plus dures de l'histoire » d'il y a 14 ans, la « pression maximale » d'il y a huit ans et l'exigence de « reddition inconditionnelle » d'il y a cinq mois — toutes, selon lui, des échecs.
RT relève enfin que le trafic dans le détroit d'Ormuz est tombé à six navires mardi, contre une moyenne de 11 sur dix jours selon Kpler cité par Reuters, et que les Émirats arabes unis ont suspendu leurs liens économiques avec Téhéran après des tirs de missiles balistiques que l'Iran attribue à une « opération sous fausse bannière » israélienne. Sputnik rappelle qu'un mémorandum de cessez-le-feu signé le 18 juin a été déclaré caduc par Trump dès le 8 juillet, suivi de plusieurs séries de frappes américaines contre l'Iran.
