ANGLE DOMINANT
New Delhi mesure un bilan qui s'alourdit en Uttar Pradesh tout en gardant un œil sur le Népal voisin, encore convalescent des inondations d'août.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
L'Uttar Pradesh a reçu 66,5 mm de pluie entre le 25 et le matin du 27 septembre, contre 7,6 mm normalement, soit un excédent de 775 % ; 56 morts, 46 blessés et plus de 1 000 maisons endommagées.
- 02
La Commission centrale de l'eau signale une situation grave sur 30 stations de mesure dans sept États, avec le Gange, la Gandak et la Kosi au-dessus du niveau d'alerte.
- 03
Au Népal, 14 morts et 11 disparus s'ajoutent au bilan d'août (plus de 1 450 morts, plus de 5 000 disparus, dont seuls 1 451 corps retrouvés) ; une centrale hydroélectrique de 40 MW a été endommagée par la crue de la Rahuganga.
ANALYSE
New Delhi, 28 septembre 2026. La presse indienne dresse un bilan qui s'alourdit heure après heure : au moins 56 morts et 46 blessés en Uttar Pradesh, où plus de 1 000 maisons ont été endommagées par des pluies d'une intensité inédite. Le commissaire aux secours de l'État, Hrishikesh Bhaskar Yashod, a précisé dimanche que la région avait reçu 66,5 millimètres de pluie entre le 25 et le matin du 27 septembre, contre 7,6 millimètres habituellement sur la même période, un excédent de 775 %. Cinquante-six des soixante-quinze districts de l'État ont enregistré des précipitations supérieures à la normale, Farrukhabad culminant à 7 385 % au-dessus des moyennes saisonnières.
Sitapur déplore le plus lourd tribut, avec sept morts, devant Lakhimpur Kheri, Bahraich et Balrampur, à cinq chacun. Le commissaire a réuni dimanche les magistrats de district des zones touchées, leur demandant de rester sur le terrain et de garder un contact direct avec les sinistrés, sans négligence dans les opérations de secours.
A l'échelle nationale, la Commission centrale de l'eau évoque une situation grave sur trente stations de mesure réparties dans sept États : plusieurs grands fleuves, dont le Gange, la Gandak et la Kosi, dépassent leur niveau d'alerte. Les autorités ont été chargées d'évaluer les dégâts sur les cultures en vue d'indemnisations.
Le Népal voisin, où 14 personnes sont mortes et 11 restent portées disparues, occupe une large place dans les colonnes indiennes : les autorités népalaises y redoutent de nouvelles crues soudaines dans 49 des 77 districts, tandis qu'une centrale hydroélectrique de 40 mégawatts a été endommagée par la crue de la rivière Rahuganga et que l'électricité reste coupée dans quatre districts. Selon l'autorité népalaise de gestion des catastrophes, 13 795 personnes ont déjà été secourues depuis le début de cet épisode, signe de l'ampleur des opérations engagées de part et d'autre de la frontière.
La presse indienne rappelle que ce nouvel épisode survient un mois seulement après les inondations d'août, qui ont fait plus de 1 450 morts au Népal et laissé plus de 5 000 personnes disparues, un bilan macabre dont 1 451 corps seulement ont été retrouvés à ce jour. Cette proximité chronologique nourrit, dans le traitement indien, une lecture régionale du désastre plutôt qu'un strict compte-rendu national.
SOURCES (3)
- Deccan ChronicleMOYEN
- Free Press JournalMOYEN
