ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur mesure ce nouveau bilan à l'aune d'un drame non refermé : 55 Malaisiens restent portés disparus depuis les inondations népalaises du 26 août, un mois plus tard.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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55 Malaisiens restent portés disparus depuis les inondations glaciaires du 26 août au Népal, un mois après la catastrophe.
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Les familles réunies à Wisma Putra le 27 septembre ont réclamé au Premier ministre Anwar Ibrahim un moratoire financier spécial pour les 55 disparus, dont plusieurs étaient soutiens de famille.
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La Malaisie a demandé d'étendre les recherches de Rasuwagadhi à Syabrubesi, mais le Népal n'a autorisé l'équipe SMART qu'à fouiller les zones C et D, entre Timure et Syabrubesi.
ANALYSE
Kuala Lumpur, 28 septembre 2026. Le nouveau bilan des inondations en Inde et au Népal, où l'on comptait dimanche au moins 70 morts, résonne en Malaisie comme un rappel douloureux : un mois après les glissements de terrain et les crues glaciaires du 26 août au Népal, qui ont fait plus de 1 450 morts, 55 Malaisiens restent toujours portés disparus. Ce 27 septembre, plus de cent proches se sont réunis pendant près de quatre heures à Wisma Putra, siège du ministère des Affaires étrangères à Putrajaya, pour une nouvelle séance d'information avec la police royale (PDRM), le Département du bien-être social, l'agence nationale de gestion des catastrophes (NADMA) et le Département de chimie, chargé des analyses ADN.
Le porte-parole de Malaysia Solidarity: Families in Hope (MASFIH), le docteur Manivannan Rethinam, a indiqué que les autorités népalaises envisagent désormais de mettre fin aux opérations de recherche et de sauvetage (SAR) pour basculer vers une phase de récupération des corps. Les familles, dit-il, « commencent à accepter toutes les possibilités » après 33 jours sans nouvelles. Le gouvernement malaisien avait demandé d'étendre le périmètre de recherche de la zone de Rasuwagadhi, à la frontière tibétaine, jusqu'à Syabrubesi ; le Népal n'a autorisé l'équipe malaisienne SMART qu'à fouiller les zones C et D, entre Timure et Syabrubesi, en écartant Rasuwagadhi, secteur pourtant jugé le plus probable par les familles.
Au-delà de l'angoisse de l'attente, les proches réclament désormais au Premier ministre Anwar Ibrahim un moratoire financier spécial couvrant les engagements des 55 disparus, dont plusieurs étaient les principaux soutiens de leur foyer : comptes bancaires bloqués, assurances en suspens, prêts qui continuent de courir. Une mesure jugée nécessaire « pour aider les familles à tenir jusqu'à la délivrance des certificats de décès ». Parmi les témoignages recueillis, celui d'un fils, S. Sankara, qui a perdu sa mère K. Kalaimathi, partie au Népal pour un rituel religieux, ou celui d'Adura Masood, toujours sans nouvelles de son mari, le docteur Mohd Padzil Daros.
La presse malaisienne ne relie pas ce dossier aux nouvelles pluies diluviennes signalées en Inde et dans les districts népalais de Manang, Mustang ou Baglung : elle reste concentrée sur le sort de ses propres ressortissants, un mois après une tragédie que Kuala Lumpur n'a toujours pas refermée.
SOURCES (2)
- The Sun MYMOYEN
- Nepal floods: Families of 55 missing Malaysians seek PM's intervention, moratorium
- Nepal floods: Families begin to accept, SAR expected to be terminated
- Nepal floods: 33 days on, families of 55 missing Malaysians seek clarity
- Nepal floods: Malaysia requests search beyond Rasuwagadhi, but Nepal's approval limited — Family spokesman
- The VibesMOYEN
