ANGLE DOMINANT
Caracas retient de l'étape parisienne de León XIV moins la visite d'État que l'avertissement lancé à l'Unesco contre une technologie devenue « instrument de domination et d'injustice », un message que la presse vénézuélienne lit comme dépassant la seule France.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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León XIV a atterri vendredi 25 septembre à Paris pour une visite officielle de quatre jours en France, accueilli sur l'escalier de l'avion par un cortège mené par Emmanuel Macron (El Nacional).
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À l'Unesco, le pape a appelé à ce que les technologies « continuent d'être au service des humains » et ne deviennent pas « un instrument de plus de domination et d'injustice » (Últimas Noticias).
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León XIV a affirmé que la dignité humaine n'est détruite ni par la maladie ni par la douleur, dénonçant un jugement de la vie selon le critère de l'efficacité et de la productivité.
ANALYSE
Caracas, 26 septembre 2026. Léon XIV a atterri vendredi 25 septembre à Paris, où il entame une visite officielle de quatre jours en France, rapporte El Nacional. Sur l'escalier de l'avion, le pape a été accueilli par un cortège mené par le président français Emmanuel Macron, avec qui il devait avoir un premier entretien dans le salon d'honneur de l'aéroport.
La presse vénézuélienne retient surtout, de cette première journée, l'intervention du pontife à l'Unesco, où il a appelé à ce que les technologies « continuent d'être au service des humains » et ne deviennent pas « un instrument de plus de domination et d'injustice », selon Últimas Noticias. Dans cette allocution consacrée à la dignité de la vie humaine, León XIV a évoqué les risques posés par les nouvelles technologies, dont l'intelligence artificielle.
Il a rappelé que de nombreuses tâches autrefois assurées par des humains « ont été confiées aux machines », et que certains systèmes artificiels se sont vu attribuer « jusqu'au nom de notre faculté humaine de penser : l'intelligence ». « Dans le même temps, nos idées et nos relations risquent de s'appauvrir par un processus de déshumanisation », a-t-il averti.
Le pape a déploré que, tandis qu'on prête de l'intelligence aux systèmes informatiques, l'humanité peine à reconnaître la dignité inaliénable des personnes, « dont on juge la vie selon le critère de l'efficacité et que l'on rejette lorsqu'elles ne sont plus jugées productives ». Il a qualifié cette réalité de « douloureuse », invitant à réfléchir sur la fragilité de la nature humaine et sur l'« immense dignité » de chaque personne, une dignité qui, a-t-il assuré, n'est détruite ni par la maladie ni par la douleur.
Pour les médias vénézuéliens, ce passage par l'Unesco dépasse le cadre français : l'avertissement sur le « paradis des machines » et le critère de productivité résonne au-delà de la France, dans un contexte où les débats sur l'automatisation gagnent aussi l'Amérique latine. La couverture reste cependant centrée sur ces deux moments — l'arrivée protocolaire et le discours technologique — sans détailler les étapes prévues à Lourdes ou à Metz, ni les rencontres politiques évoquées par ailleurs.
