ANGLE DOMINANT
Belgrade retient surtout la formule de Giorgia Meloni sur une Italie stable qui peut désormais « dicter les décisions » plutôt que les subir, et relève au même moment son insistance sur la surveillance d'éventuelles influences russes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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1 413 jours au pouvoir : un record qui dépasse le second gouvernement Berlusconi et fait de cet exécutif le 68e de l'histoire de la République italienne en 80 ans
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Meloni : « la stabilité est la première grande réforme », l'Italie ayant « cessé d'être la patate chaude de l'Europe »
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Avant de quitter Rome pour Bari, Meloni a affirmé que les autorités italiennes surveillent de près toute menace à la sécurité nationale, y compris d'éventuelles influences russes
ANALYSE
Belgrade, 5 septembre 2026. Deux dépêches serbes retracent la célébration, vendredi 4 septembre 2026 à Bari, du record de longévité du gouvernement de Giorgia Meloni : 1 413 jours à la tête de l'Italie, un chiffre qui dépasse le second gouvernement Berlusconi et fait de cet exécutif le 68e de l'histoire de la République italienne en quatre-vingts ans. Devant ses partisans réunis dans la ville portuaire des Pouilles à l'appel de son parti Fratelli d'Italia, la présidente du Conseil a insisté : « le gouvernement le plus stable n'est pas nécessairement le plus compétent », mais il a « simplement eu plus de temps que les autres pour être jugé ». Selon Blic, elle a ajouté qu'il fallait être fiers non pas d'avoir gouverné 1 413 jours, mais de bénéficier « d'un soutien plus grand que le premier jour ».
Meloni a présenté la stabilité comme « la première grande réforme » de son mandat, rappelant que l'Italie « a cessé d'être la patate chaude de l'Europe », à l'époque où des gouvernements changeants poussaient les interlocuteurs internationaux à demander combien de temps chaque exécutif allait tenir. « Avec la stabilité, on peut dicter les décisions au lieu de s'y soumettre », a-t-elle affirmé, se présentant aussi comme la première femme à diriger le gouvernement italien, pour qui « les choses ont parfois été difficiles » sans qu'elle n'ait jamais abandonné.
Politika relève, de son côté, que Meloni s'était exprimée avant même de quitter Rome pour Bari : interrogée sur la sécurité nationale, elle a assuré que les autorités italiennes « surveillent de près tout ce qui pourrait menacer la sécurité du pays », y compris d'éventuelles influences russes, précisant que « beaucoup de choses nous préoccupent, mais nous les surveillons toutes ».
Ce rappel sécuritaire, formulé la veille même du meeting triomphal, façonne à Belgrade la lecture du record : une Italie stable qui revendique de peser davantage face à ses partenaires, tout en réaffirmant sa vigilance vis-à-vis de Moscou.
Les deux dépêches, sourcées via l'agence italienne Ansa, ne mentionnent ni le rassemblement anti-gouvernemental parallèle à Bari, ni le sondage sur la désapprobation, ni l'absence de Meloni à l'Assemblée générale de l'ONU.
