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MORT DE L'ANCIEN ÉMIR DU QATAR CHEIKH HAMAD BIN KHALIFA AL THANI
Londres retient d'abord l'empreinte concrète laissée par Cheikh Hamad sur la capitale britannique, entre Harrods, Al Jazeera et l'hommage officiel du roi Charles III.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Londres, 13 juillet 2026. La mort de Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, à l'âge de 74 ans, résonne au Royaume-Uni sous un angle particulier : celui d'un partenaire dont l'empreinte se lit jusque dans les rues de la capitale britannique. Le roi Charles III et la reine Camilla ont rendu un hommage officiel, saluant « des années de service distingué » rendues au Qatar par le défunt souverain, dont « le leadership, la vision et l'engagement pour le bien-être du peuple qatari étaient largement admirés, au Qatar comme dans le monde », selon le communiqué relayé par la BBC.
Pour la presse britannique, l'histoire de Cheikh Hamad se raconte d'abord par les symboles laissés à Londres. The Independent rappelle que le Qatar possède le grand magasin Harrods, joyau du commerce londonien racheté sous son règne, et qu'il a fondé Al Jazeera, la chaîne satellitaire qui a bouleversé le paysage médiatique arabe. Ces investissements, souligne le quotidien, ont fait de la capitale britannique l'une des principales vitrines de la puissance financière qatarie, bâtie en moins d'une génération à partir des réserves gazières du pays.
Arrivé au pouvoir en juin 1995 par un coup d'État sans effusion de sang contre son propre père, Cheikh Khalifa, alors à l'étranger, Cheikh Hamad avait transformé un petit État du Golfe en acteur diplomatique et économique de premier plan. Son abdication volontaire en juin 2013, au profit de son fils Tamim, est présentée par la presse britannique comme un geste rare dans la région, rompant avec la tradition des successions imposées par la force ou la mort.
Les articles britanniques ne masquent toutefois pas les zones d'ombre de ce règne : la candidature contestée du Qatar pour l'organisation de la Coupe du monde 2010, ainsi que les liens étroits noués avec l'Iran, le Hamas et les Frères musulmans égyptiens, qui ont parfois tendu les relations de Doha avec ses alliés occidentaux et régionaux. Al Jazeera elle-même, saluée pour sa rupture avec le ton déférent des médias arabes traditionnels, est aussi décrite comme ayant été accusée de partialité au service des intérêts des dirigeants qataris.
Cadrage monarchique-centré : forte présence des hommages officiels de la couronne britannique, moindre place aux réactions populaires qataries
Préférence pour l'angle patrimonial-financier : accent mis sur Harrods et les investissements plutôt que sur la politique intérieure qatarie
Faible couverture des tensions régionales : les liens avec l'Iran, le Hamas et les Frères musulmans sont mentionnés sans être approfondis
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