ANGLE DOMINANT
Séoul mesure la catastrophe à l'aune de ses neuf ressortissants portés disparus dans les tunnels du chantier hydroélectrique d'Upper Trishuli-1, où l'accès aux secours a été retardé par les autorités népalaises.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Neuf ressortissants sud-coréens (six de Doosan Enerbility, trois de Korea South-East Power) restent portés disparus au chantier hydroélectrique Upper Trishuli-1 à Rasuwa depuis le 26 août.
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Neuf des dix employés initialement bloqués ont été rapatriés en Corée du Sud le 31 août après évacuation par hélicoptère militaire népalais, sans hospitalisation nécessaire.
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Les autorités népalaises annonçaient mardi 1er septembre 987 morts et 3 916 disparus dont 583 étrangers, contre 903 morts et 4 247 disparus la veille.
ANALYSE
Séoul, 1er septembre 2026. Pour la presse sud-coréenne, la catastrophe népalaise se mesure d'abord au sort de neuf ressortissants portés disparus depuis le mercredi 26 août sur le chantier hydroélectrique d'Upper Trishuli-1, dans le district de Rasuwa. Six employés de Doosan Enerbility et trois de Korea South-East Power travaillaient sur ce site lorsque la crue partie de l'effondrement glaciaire l'a submergé. Dix employés avaient d'abord été portés disparus ; neuf ont été évacués par hélicoptère militaire népalais dès le jeudi 27 août puis rapatriés en Corée le lundi 31 août, soumis à des examens médicaux sans hospitalisation nécessaire. Le chef de chantier, resté sur place « parce que j'étais dans le tunnel » au moment de la crue, a choisi de demeurer au Népal pour appuyer les secours, se disant « dévasté » de ne pouvoir joindre les employés encore introuvables.
Le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a joint par téléphone, à deux reprises, son homologue népalais Shisir Khanal pour réclamer une coopération militaire renforcée et l'accès aux zones où les neuf hommes ont perdu le contact. Katmandou a d'abord refusé aux équipes étrangères l'usage d'hélicoptères, invoquant la météo, contraignant l'équipe de réponse rapide sud-coréenne à rallier le site à pied depuis Battar puis Ramche. Un hélicoptère de Doosan Enerbility — sur les six mobilisés côté coréen — n'a reçu l'autorisation de survoler la zone que le lundi. Mardi, le ministère indiquait travailler à l'identification d'un corps retrouvé dans un tunnel du site, sans confirmer s'il s'agissait d'un ressortissant coréen.
Sur le bilan global, les dépêches sud-coréennes reprennent des chiffres qui varient d'un jour à l'autre : 903 morts et 4 247 disparus recensés lundi par les autorités népalaises, puis 987 morts et 3 916 disparus, dont 583 étrangers, annoncés mardi — un total qui, additionné aux seize morts côté chinois, dépasse pour la première fois le millier. La chute de roches à l'origine de la crue, provoquée par l'effondrement d'un socle rocheux sous un glacier himalayen, a été assez puissante pour être enregistrée comme un séisme de magnitude 5,2.
SOURCES (4)
- YonhapMOYEN
- Korea TimesMOYEN
- KBS WorldMOYEN
