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Après deux années d'expansion supérieure à 4%, l'économie russe glisse vers la stagnation, avec une croissance attendue autour de 1% en 2026. La banque centrale a abaissé son taux directeur à 15%, mais l'inflation reste tenace, autour de 6,5 à 7%. Dans le même temps, environ 38% du budget fédéral est consacré à la défense et à la sécurité, tandis que les revenus pétroliers ont chuté de moitié.
Ce ralentissement ne correspond ni à l'effondrement annoncé en 2022, ni à la résilience triomphante mise en avant par Moscou. Il résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : les sanctions occidentales, la baisse des recettes énergétiques, la militarisation du budget et une pénurie aiguë de main-d'œuvre, considérée comme un problème structurel sans solution rapide.
Le contexte de fond est celui d'un possible déclin durable : fuite des cerveaux, épuisement des réserves budgétaires régionales et dépendance croissante envers la Chine, qui modifie les rapports de force. Pour plusieurs pays non alignés, l'énergie russe à bas prix représente à la fois une opportunité économique et un dilemme diplomatique.
Les lectures divergent fortement. Certains acteurs estiment que la stagnation prouve l'efficacité des sanctions et plaident pour les renforcer, tandis que d'autres les jugent surtout pénalisantes pour les économies pauvres. Sur la trajectoire elle-même, des voix parlent d'adaptation et de stabilité maîtrisée, là où d'autres y voient un affaiblissement irréversible. Ce qui reste incertain est l'ampleur réelle du déclin et son caractère réversible ou non.
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