
17 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Buenos Aires scrute le nouveau canal Washington-Pékin sur les incidents d'IA, jugé plus concret que les annonces commerciales du sommet Trump-Xi, tandis que Trump refuse de freiner l'avance américaine sur la « superintelligence ».
2 sources
Canberra mesure la portée réelle de la trêve commerciale sino-américaine, prudente face à des baisses de droits qui ne concernent que des biens « non sensibles ».
2 sources
Dacca mesure la portée réelle des 30 milliards de dollars de droits réduits entre Washington et Pékin, entre soulagement commercial prudent et scepticisme des analystes sur la durée de la trêve.
2 sources
Brasília pèse le risque que les achats chinois de soja et de bœuf américains, relancés par la trêve commerciale sino-américaine, empiètent sur ses propres marchés d'exportation, plus que le nouveau canal ouvert entre Washington et Pékin sur l'intelligence artificielle.
6 sources
Ottawa décortique un sommet plus technologique que commercial : le canal pour les incidents d'IA et le mémorandum militaire y pèsent davantage que les 30 milliards de dollars de droits allégés.
3 sources
Santiago distingue deux récits d'un même sommet : la "superintelligence" promise par Trump face à la mise en garde de Xi contre le piège de Thucydide.
2 sources
Pékin retient un « consensus sur huit résultats » fondé sur le respect et la réciprocité, plutôt que la seule fiche technique commerciale diffusée par Washington après la visite d'État de Xi Jinping.
2 sources
Berlin détaille froidement l'accord commercial sino-américain, relevant qu'« aucune percée majeure » n'a été annoncée malgré les 30 milliards de dollars de droits réduits de chaque côté.
2 sources
Helsinki retient du sommet Trump-Xi surtout la mécanique inédite mise en place pour l'intelligence artificielle : un canal d'alerte commun et un dialogue programmé en novembre, plus que la portée réelle de la trêve commerciale.
2 sources
Paris décrypte la percée technique du sommet Trump-Xi comme un compromis étroit sur la gestion des risques de l'IA, sans avancée sur les dossiers diplomatiques les plus sensibles.
4 sources
New Delhi mesure la portée réelle de l'accord commercial sino-américain, entre 30 milliards de dollars de droits abaissés et une trêve prolongée de deux mois seulement, y voyant un armistice fragile plutôt qu'une réconciliation stratégique.
2 sources
Séoul scrute le silence de la Maison-Blanche sur la dénucléarisation nord-coréenne, laissée sans détail malgré les accords commerciaux et technologiques annoncés à l'issue du sommet Trump-Xi.
2 sources
Le Mexique décrypte le sommet Trump-Xi comme deux récits parallèles : l'accueil protocolaire soigné à Washington et le silence inhabituel de Donald Trump face aux gestes conciliants de Xi Jinping.
2 sources
Islamabad retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé : la guerre iranienne en enlisement et la rivalité militaire régionale, reléguées derrière les gains tarifaires mis en avant par Washington et Pékin.
2 sources
Belgrade mesure la portée réelle de l'accord commercial américano-chinois, prudente face à un sommet que la presse locale juge dépourvu de grande percée malgré l'annonce de 30 milliards de dollars de baisses tarifaires.
2 sources
Singapour scrute le nouveau canal IA ouvert entre Washington et Pékin, y lisant moins une percée diplomatique qu'une gestion prudente et distante de la rivalité technologique.
2 sources
Washington revendique un vocabulaire et une avance technologique propres à l'IA, tout en verrouillant un canal de sécurité pour éviter tout incident avec Pékin.
5 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Après la visite d'État de Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre, Washington et Pékin réduisent les droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens jugés « non sensibles » dans chaque sens — produits agricoles, bois et cosmétiques américains contre petits appareils, jouets et décorations chinois — selon 15 des 17 perspectives (toutes sauf l'Argentine et le Chili).
Washington et Pékin mettent en place un canal de communication pour les incidents liés à l'intelligence artificielle, avec une première session de dialogue prévue en novembre.
L'engagement chinois d'importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et 2028 est rapporté comme un fait acquis, sourcé à la Maison-Blanche, par plusieurs titres, quand la presse mexicaine relève que le communiqué officiel chinois de samedi ne le mentionne pas explicitement.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Plusieurs titres relèvent que le communiqué officiel chinois, tenant sur une seule page, reste avare en détails comparé à la fiche technique de la Maison-Blanche, quand le compte rendu chinois lui-même inscrit le même texte dans un cadre de « respect, équité et réciprocité » plutôt que dans le détail des mécanismes.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Une partie de la presse relève l'absence de grande percée du sommet malgré les mesures annoncées, quand d'autres titres soulignent des experts jugeant les pas vers la coopération importants ou présentent l'accord comme une évolution significative.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires scrute le nouveau canal Washington-Pékin sur les incidents d'IA, jugé plus concret que les annonces commerciales du sommet Trump-Xi, tandis que Trump refuse de freiner l'avance américaine sur la « superintelligence ».
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 27 septembre 2026. Au lendemain du sommet Trump-Xi, dont la Maison-Blanche a résumé les acquis, la presse argentine retient d'abord le canal technique plus que les promesses commerciales. Clarín et Ámbito rapportent que Washington et Pékin ont convenu d'ouvrir un « canal bilatéral de communication » pour les incidents liés à l'intelligence artificielle, complété par un « Dialogue Etats-Unis-Chine sur la Superintelligence (SI) » destiné à échanger sur les risques et les bénéfices de la technologie. Selon la Maison-Blanche, citée par Clarín, les deux dirigeants sont convenus d'employer le terme « SI » plutôt qu'IA ; la prochaine session est fixée à novembre, en territoire chinois selon Ámbito.
Les médias argentins soulignent le contraste entre les postures affichées avant et pendant la rencontre. Sur Truth Social, avant le sommet, Trump avait annoncé vouloir « laisser la superintelligence exactement où elle est », ajoutant : « C'est aussi la position de la Chine. » Jeudi, à la Maison-Blanche, Xi Jinping a demandé que le développement de l'IA « reste sous contrôle humain » et « serve le bien-être des populations ». La visite d'Etat de trois jours s'est achevée vendredi ; les médias d'Etat chinois ont confirmé samedi la création de la ligne directe sur l'IA.
Sur le terrain commercial, plus concret que déclaratif, Clarín retient un engagement chinois d'importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et 2028, et annonce déjà une troisième puis une quatrième rencontre Trump-Xi cette année, en Chine puis aux Etats-Unis. Mais le même article tempère la portée politique de la visite, la jugeant marquée « plus par le faste et l'ostentation que par la substance ».
Pour Buenos Aires, engagée dans un rapprochement commercial avec Washington sous la présidence de Javier Milei, la question de fond reste la place laissée à des tiers dans une rivalité technologique désormais institutionnalisée par un canal bilatéral. Les deux articles disponibles ne détaillent pas la réduction de droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens annoncée par ailleurs, signe que le fil argentin privilégie l'angle technologique du sommet à son volet tarifaire.
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure la portée réelle de la trêve commerciale sino-américaine, prudente face à des baisses de droits qui ne concernent que des biens « non sensibles ».
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 27 septembre 2026. Au lendemain de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre, la presse australienne mesure la portée réelle des accords annoncés entre les deux plus grandes économies du monde. Les baisses de droits de douane, chiffrées à 30 milliards de dollars américains, environ 42 à 43 milliards de dollars australiens, dans chaque sens, ne concernent que des biens jugés « non sensibles » : produits agricoles, bois et cosmétiques américains d'un côté, petits appareils, jouets et décorations chinois de l'autre. La Maison-Blanche précise que « les deux pays sont parvenus à un consensus sur des recommandations pour un traitement tarifaire plus favorable ». Le conseil du commerce annoncé serait déjà entré en fonction cette semaine, selon Washington, tandis que le communiqué chinois, qualifié par la presse australienne de compte rendu d'une page, est jugé sommaire. Cette asymétrie de communication alimente la prudence de Canberra, elle-même engagée dans une relation économique étroite et parfois heurtée avec Pékin. Point sensible pour l'économie australienne, exportatrice de charbon : la Chine s'est engagée à importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et 2028, un geste commercial qui pourrait peser sur les parts de marché australiennes dans ce secteur. Sur le volet technologique, les deux pays ouvrent un dialogue sur les risques et bénéfices de l'intelligence artificielle, dont la prochaine session est fixée à novembre, et créent un canal de communication pour les incidents liés à l'IA, ainsi qu'un mémorandum sur la prévention des crises entre les deux armées. Des experts cités de manière anonyme jugent ces mécanismes importants, capables d'empêcher l'escalade de futurs différends, même en l'absence de percée majeure lors de ce sommet de trois jours. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a salué une visite historique, qui aurait ouvert un nouveau chapitre dans les relations bilatérales. Xi Jinping est reparti pour Pékin samedi, selon l'agence Xinhua. Cette séquence intervient après la prolongation de deux mois d'une trêve commerciale qui devait expirer le 10 novembre, confirmée mercredi par le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Pour l'Australie, alliée de Washington mais premier partenaire commercial de Pékin, chaque geste d'apaisement entre les deux géants a des répercussions directes sur ses propres échanges.
ANGLE DOMINANT
Dacca mesure la portée réelle des 30 milliards de dollars de droits réduits entre Washington et Pékin, entre soulagement commercial prudent et scepticisme des analystes sur la durée de la trêve.
POINTS CLES
ANALYSE
Dacca, 27 septembre 2026. Au lendemain du sommet de trois jours entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington, achevé vendredi, la presse bangladaise retient d'abord la portée économique de l'accord en huit points annoncé samedi par Pékin. Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, cité par TBS News, les deux pays ont convenu d'une réduction tarifaire réciproque portant sur 30 milliards de dollars de biens, ainsi que de la création d'un conseil du commerce prolongeant les résultats des discussions menées à Kuala Lumpur. Pour une économie comme le Bangladesh, dont les exportations textiles dépendent de la stabilité des échanges entre les deux premières puissances mondiales, cet accord confirme que la trêve tarifaire tient bon, pour l'instant.
The Daily Star rapporte que Washington et Pékin ont acheté du temps avec cette trêve prolongée, sans résoudre leur rivalité stratégique. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé mercredi que l'accord, qui devait expirer le 10 novembre, est repoussé au 10 janvier. Daniel Russel, de l'Asia Society Policy Institute, rappelle que les deux pays « restent engagés dans une compétition âpre sur le commerce, la technologie, Taïwan, la défense, les terres rares et la politique industrielle ». Daniel Kritenbrink, de The Asia Group, ajoute qu'il faudra des résultats tangibles pour que la trêve tienne dans la durée, certains responsables américains estimant que Pékin « n'a largement pas tenu ses engagements » pris lors des précédentes rencontres.
ANGLE DOMINANT
Brasília pèse le risque que les achats chinois de soja et de bœuf américains, relancés par la trêve commerciale sino-américaine, empiètent sur ses propres marchés d'exportation, plus que le nouveau canal ouvert entre Washington et Pékin sur l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 27 septembre 2026. Le sommet de trois jours entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington, achevé vendredi 25 septembre, s'est soldé par un accord commercial et technologique que la presse brésilienne lit d'abord à l'aune de ses propres marchés agricoles. Selon le compte rendu chinois relayé par G1 et Folha de S.Paulo, Washington et Pékin réduiront les droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens « non sensibles » — bois, cosmétiques et produits agricoles américains, jouets et petits appareils chinois — dans le cadre d'un consensus en huit points. Les deux capitales créeront aussi un conseil du commerce et prolongeront de deux mois la trêve tarifaire qui devait expirer le 10 novembre, le secrétaire au Trésor Scott Bessent y voyant du temps gagné pour un accord plus large.
Mais c'est l'éditorial de l'Estadão qui donne la mesure brésilienne du sommet : Pékin reste en retard sur les 17 milliards de dollars d'achats agricoles supplémentaires promis en mai et n'a pas achevé les 25 millions de tonnes de soja américain convenues à Busan en octobre, pas plus que la commande de 200 avions Boeing. Pour l'éditorialiste Lourival Santanna, ces achats pèsent sur des États américains électoralement décisifs — un rappel implicite, pour la presse brésilienne, que chaque tonne de soja ou de bœuf achetée aux producteurs américains est une tonne qui ne passe pas par le Mato Grosso ou le Paraná.
ANGLE DOMINANT
Ottawa décortique un sommet plus technologique que commercial : le canal pour les incidents d'IA et le mémorandum militaire y pèsent davantage que les 30 milliards de dollars de droits allégés.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 27 septembre 2026. Le sommet de trois jours entre Donald Trump et Xi Jinping, achevé vendredi 25 septembre à Washington, n'a pas produit de « grande percée publique », résument les dépêches reprises par la presse canadienne, mais plusieurs mécanismes concrets en sont sortis. Le plus commenté ici n'est pas d'abord commercial : Washington et Pékin ont convenu de créer un canal dédié aux incidents liés à l'intelligence artificielle, avec un dialogue spécifique prévu en novembre pour discuter des « risques et bénéfices » de la technologie. Les deux capitales ont aussi signé un mémorandum d'entente pour renforcer les communications de crise entre leurs armées, un point que le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé samedi 26 septembre dans un communiqué décrit comme « d'une page » et peu détaillé.
Sur le plan commercial, les deux pays réduiront les droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens jugés « non sensibles » dans chaque sens : produits agricoles, bois et cosmétiques américains contre petits appareils, jouets et décorations chinois. Un Conseil du commerce, déjà entré en fonction cette semaine selon la Maison-Blanche, doit encadrer ces échanges. La Chine s'est en outre engagée à importer au moins 10 millions de tonnes métriques de charbon américain en 2027 et 2028. Ces gestes prolongent la trêve commerciale de deux mois annoncée mercredi 23 septembre par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, initialement promise à expirer le 10 novembre.
ANGLE DOMINANT
Santiago distingue deux récits d'un même sommet : la "superintelligence" promise par Trump face à la mise en garde de Xi contre le piège de Thucydide.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 27 septembre 2026. Le Chili lit ce sommet Trump-Xi à travers deux récits qui se croisent sans se recouper. Le jeudi 24 septembre, la Maison-Blanche organisait une cérémonie d'honneur pour accueillir Xi Jinping, en visite d'État de deux jours à Washington, rapporte El Ciudadano. Musique militaire, hymnes nationaux joués tour à tour : le protocole affiché tranche avec des années de friction commerciale entre les deux puissances.
Dans son discours, Xi Jinping a salué le peuple américain et adressé ses félicitations pour le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, « au nom de plus de 1,4 milliard de Chinois ». Il a plaidé pour un dialogue « franc, profond et continu », invitant les deux pays à chercher les terrains communs en laissant de côté leurs différences. Sur l'intelligence artificielle, le président chinois a affirmé que Pékin et Washington, en tête de cette course technologique, ont la capacité et la responsabilité de la développer pour le bien, sous contrôle humain. Il a appelé les deux puissances à respecter une limite de non-conflit et de non-confrontation afin d'échapper au « piège de Thucydide », la thèse selon laquelle une puissance montante et une puissance établie finissent presque toujours par s'affronter.
Le vendredi 25, à l'issue de la rencontre, Donald Trump a livré une lecture radicalement différente sur les réseaux sociaux, qualifiant l'entretien de « très productif » et promettant que « des choses extraordinaires vont se produire ». Le président américain a aussi salué le choix de vocabulaire de son homologue, qui préférerait selon lui le terme « superintelligence » à celui, jugé imprécis, d'intelligence artificielle. Xi Jinping et son épouse, Peng Liyuan, ont ensuite quitté les États-Unis pour la Chine.
ANGLE DOMINANT
Pékin retient un « consensus sur huit résultats » fondé sur le respect et la réciprocité, plutôt que la seule fiche technique commerciale diffusée par Washington après la visite d'État de Xi Jinping.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 27 septembre 2026. Trois jours après la fin de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, vendredi 25 septembre, la présentation chinoise du sommet diverge nettement de la fiche technique diffusée le même jour par la Maison-Blanche. Le communiqué relayé par l'agence ECNS parle d'un « consensus sur huit résultats », et non d'abord d'un geste commercial : les deux dirigeants se seraient accordés pour bâtir « une relation Chine-États-Unis constructive de stabilité stratégique fondée sur le respect, l'équité et la réciprocité ».
Ce cadrage englobe le volet commercial sans le placer en tête. Le communiqué évoque l'aboutissement des consultations économiques et commerciales tenues à New York avant le sommet : la mise en place d'un conseil du commerce, un « arrangement de réduction tarifaire réciproque de 30 milliards de dollars » et la prolongation des acquis de la consultation de Kuala Lumpur. Selon le South China Morning Post, ce montant couvre des biens « non sensibles » échangés dans les deux sens, la Chine s'engageant en outre à acheter du charbon américain.
Le même communiqué place sur le même plan des sujets diplomatiques et de sécurité : soutien mutuel à l'organisation du sommet de l'APEC par la Chine en novembre et du G20 par les États-Unis en décembre, engagement de l'Iran à ne pas développer l'arme nucléaire, et un principe selon lequel « aucun pays ni institution » ne doit prélever de droits de passage dans les eaux internationales. Le texte rappelle même que la Chine et les États-Unis furent « alliés pendant la Seconde Guerre mondiale ».
ANGLE DOMINANT
Berlin détaille froidement l'accord commercial sino-américain, relevant qu'« aucune percée majeure » n'a été annoncée malgré les 30 milliards de dollars de droits réduits de chaque côté.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 27 septembre 2026. Au lendemain de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, la presse économique allemande décortique moins le geste diplomatique que sa mécanique tarifaire. Handelsblatt rapporte que Chine et États-Unis se sont accordés, dans le cadre du sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, sur l'échange de produits « non sensibles » à hauteur de 30 milliards de dollars, sans droits de douane ou à des taux très réduits, dans chaque sens. L'agence chinoise Xinhua a communiqué l'information samedi après-midi, sans détailler d'emblée la liste des produits concernés. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, avait déjà évoqué l'accord vendredi sur CNBC, citant des produits agricoles et des équipements médicaux américains ainsi que des biens de consommation chinois, en promettant d'éventuelles précisions supplémentaires lundi.
Le journal souligne aussi la prolongation du moratoire tarifaire, qui inclut les exportations de terres rares, sans que Pékin en précise la durée exacte. Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent avait, en ouverture du séjour de Xi, parlé d'une extension de deux mois, quand plusieurs médias, selon Handelsblatt, indiquaient que la Chine espérait un an ou davantage. Cet écart de durée reste, pour la presse allemande, un indicateur de la fragilité de la trêve.
ANGLE DOMINANT
Helsinki retient du sommet Trump-Xi surtout la mécanique inédite mise en place pour l'intelligence artificielle : un canal d'alerte commun et un dialogue programmé en novembre, plus que la portée réelle de la trêve commerciale.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 27 septembre 2026. La presse finlandaise retient du sommet Trump-Xi moins l'ampleur de la détente commerciale que le mécanisme technique mis en place autour de l'intelligence artificielle. Ilta-Sanomat rapporte que la visite d'État du président chinois Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre, ne semble pas avoir produit de « grande percée » dans les relations bilatérales : les résultats concrets étaient restés « plutôt maigres » jusqu'à samedi, quand le ministère chinois des Affaires étrangères a publié un communiqué détaillant un « accord en huit points ».
Ce texte prévoit une baisse réciproque des droits de douane sur 30 milliards de dollars de marchandises de chaque côté, ainsi que l'ouverture d'un dialogue sur les risques et les bénéfices de l'intelligence artificielle. Selon Pékin, la prochaine session de ce dialogue est prévue en novembre, et un canal de communication sera créé pour gérer les incidents liés à l'IA. MTV Uutiset, qui cite un communiqué de la Maison-Blanche, confirme la création de ce canal bilatéral et précise que Xi et Donald Trump se sont aussi accordés pour employer le terme de « superintelligence » plutôt que celui d'intelligence artificielle — une formule lancée par Trump plus tôt dans la semaine.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte la percée technique du sommet Trump-Xi comme un compromis étroit sur la gestion des risques de l'IA, sans avancée sur les dossiers diplomatiques les plus sensibles.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 27 septembre 2026. La presse française retient du sommet de Washington, achevé vendredi 25 septembre au terme de la visite d'État de Xi Jinping, une avancée technique précise et un habillage diplomatique flou. Le fait saillant, rapporté par Le Monde et Sud Ouest, est la création d'un « Dialogue États-Unis-Chine sur la super-intelligence pour échanger des points de vue sur les risques et les avantages » de l'intelligence artificielle, complété par un « canal de communication bilatéral » consacré aux incidents. La prochaine session doit se tenir « d'ici novembre », précise la Maison-Blanche dans sa fiche d'information.
Ce mécanisme intervient alors que les deux capitales affichent des philosophies opposées sur la régulation. Xi Jinping a rappelé que les deux pays leaders ont la « responsabilité de développer et de gérer l'IA pour le bien commun, et de veiller à ce que son développement reste toujours sous contrôle humain », selon Le Monde. Donald Trump, lui, a affirmé vouloir en rester « exactement au stade actuel » de régulation — une divergence que le canal d'urgence ne referme pas, il se contente de l'encadrer.
Le volet sémantique n'échappe pas aux journaux : Pékin a indiqué « prendre en considération » le rebaptisage américain de l'IA en « super-intelligence », sans confirmer ni démentir le récit de Trump selon lequel Xi Jinping aurait apprécié la formule. Sur le terrain commercial, les deux pays réduisent leurs droits de douane sur 30 milliards de dollars de « biens non sensibles » dans chaque sens ; Pékin n'a pas immédiatement réagi à cette annonce américaine.
ANGLE DOMINANT
New Delhi mesure la portée réelle de l'accord commercial sino-américain, entre 30 milliards de dollars de droits abaissés et une trêve prolongée de deux mois seulement, y voyant un armistice fragile plutôt qu'une réconciliation stratégique.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 27 septembre 2026. La presse économique indienne rapporte, via le compte rendu diffusé par le ministère chinois des Affaires étrangères, le contenu d'un consensus en huit points scellé au terme de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre. Pékin annonce un abaissement réciproque des droits de douane portant sur 30 milliards de dollars de marchandises, la création d'un conseil du commerce et l'ouverture d'un dialogue sur les risques et les bénéfices de l'intelligence artificielle, dont le prochain round est fixé à novembre. Un canal de communication pour les incidents liés à l'IA doit aussi voir le jour. Le ministère chinois précise apprécier l'usage par Washington du terme « super intelligence » à la place d'« intelligence artificielle ».
Pour les médias indiens, cet ensemble d'annonces prolonge, sans la transformer, la trêve commerciale déjà en vigueur : le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent avait indiqué mercredi 23 septembre que cette trêve, qui devait expirer le 10 novembre, était étendue de deux mois pour laisser le temps de négocier un accord plus large. Le sommet de trois jours entre Xi Jinping et Donald Trump, selon Swarajya, a été marqué « davantage par la diplomatie personnelle que par des percées publiques majeures ». Xi Jinping est reparti pour Pékin samedi 26 septembre, a rapporté l'agence Xinhua.
ANGLE DOMINANT
Séoul scrute le silence de la Maison-Blanche sur la dénucléarisation nord-coréenne, laissée sans détail malgré les accords commerciaux et technologiques annoncés à l'issue du sommet Trump-Xi.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 27 septembre 2026. Au lendemain du sommet Trump-Xi conclu jeudi 24 septembre à Washington, la presse sud-coréenne retient d'abord ce que la Maison-Blanche a laissé dans l'ombre. Selon la fiche de résultats diffusée jeudi par la Maison-Blanche et reprise par Yonhap et le Korea Times, les deux dirigeants ont évoqué la Corée du Nord aux côtés de la Russie et de l'Iran, mais n'ont pas détaillé leurs échanges sur ce dossier, laissant planer l'incertitude sur une réaffirmation de l'engagement commun en faveur de la dénucléarisation du Nord. Pour Séoul, ce silence pèse plus que les annonces commerciales et technologiques mises en avant à Washington.
Sur le terrain économique, Trump et Xi ont fait fonctionner le Board of Trade et le Board of Investment, créés lors du sommet de Pékin en mai, en s'accordant sur un traitement tarifaire plus favorable pour 30 milliards de dollars de biens non sensibles dans chaque sens, produits agricoles, bois et cosmétiques américains contre petits appareils, jouets et décorations chinois. Pékin s'est en outre engagé à importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et en 2028.
ANGLE DOMINANT
Le Mexique décrypte le sommet Trump-Xi comme deux récits parallèles : l'accueil protocolaire soigné à Washington et le silence inhabituel de Donald Trump face aux gestes conciliants de Xi Jinping.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 27 septembre 2026. Au lendemain de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre, la presse mexicaine retient moins le contenu des accords annoncés que le contraste entre le faste protocolaire déployé par Donald Trump et son silence politique face à son homologue chinois. El Informador titre que « la Chine et l'Iran retirent le masque » du président américain, rappelant que Trump s'est longtemps montré offensif envers Pékin — accusations de pratiques commerciales déloyales, de vol de propriété intellectuelle et désaccords sur Taïwan — avant de dérouler, cette semaine, un accueil hors norme : réception personnelle à la base militaire Andrews, visite du nouvel héliport de granit à la Maison-Blanche, présentation du chantier controversé d'une salle de réception attenante à la résidence officielle. Le journal note qu'une fois sur le terrain politique, Trump s'est fait discret, jouant les guides touristiques, tandis que Xi Jinping répondait avec mesure : « Nous devons coopérer avec sincérité. Les intérêts de la Chine et des États-Unis sont profondément imbriqués, et il y a beaucoup de place pour un travail commun entre les deux pays », a-t-il déclaré, appelant à « maintenir une relation sans conflit ni confrontation » et à ce que les armées des deux pays « maintiennent un dialogue régulier et améliorent les mécanismes de communication ».
ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé : la guerre iranienne en enlisement et la rivalité militaire régionale, reléguées derrière les gains tarifaires mis en avant par Washington et Pékin.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 27 septembre 2026. Le Pakistan retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé. Selon Geo News, la rencontre du 25 septembre à Washington, décrite comme « short on breakthroughs » (courte en avancées), a porté sur des sujets « allant de l'IA et du commerce à la guerre iranienne en enlisement », sans qu'aucune issue ne soit annoncée sur ce dossier. Pour Islamabad, frontalier de l'Iran et voisin direct de la Chine via le corridor économique CPEC, cette mention en creux pèse plus lourd que les concessions tarifaires mises en avant par les deux capitales.
Ces concessions sont réelles : Washington et Pékin réduiront les droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens « non sensibles » dans chaque sens, selon un consensus en huit points relayé par l'agence Xinhua et repris par Business Recorder. La Chine s'est aussi engagée à importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et 2028, tandis que deux pandas chinois doivent rejoindre un zoo américain, un geste cité par Geo News au même rang que les clauses commerciales.
Sur l'intelligence artificielle, les deux pays ouvriront un canal de communication pour les incidents, confirmé par la Maison-Blanche vendredi et par les médias d'État chinois samedi, avec un dialogue prévu en novembre. Donald Trump a écarté les craintes d'un risque existentiel lié à l'IA, quand Xi Jinping a adopté un ton plus mesuré, insistant sur un développement sous contrôle humain. Les deux dirigeants ont confirmé se retrouver une troisième puis une quatrième fois cette année, lors de sommets internationaux en Chine puis aux États-Unis.
ANGLE DOMINANT
Belgrade mesure la portée réelle de l'accord commercial américano-chinois, prudente face à un sommet que la presse locale juge dépourvu de grande percée malgré l'annonce de 30 milliards de dollars de baisses tarifaires.
POINTS CLES
ANALYSE
Belgrade, 27 septembre 2026. Au lendemain du retour de Xi Jinping à Pékin, confirmé vendredi par l'agence Xinhua, la presse serbe résume avec prudence l'accord conclu à Washington entre les deux premières puissances économiques mondiales. Selon Beta et Blic, citant des communiqués distincts de la Maison-Blanche et du ministère chinois des Affaires étrangères, les deux pays réduiront leurs droits de douane sur des marchandises « non sensibles » d'une valeur de 30 milliards de dollars, dans chaque sens : produits agricoles, bois et cosmétiques américains contre petits appareils, jouets et décorations chinois.
Le conseil du commerce évoqué par les deux capitales a déjà commencé ses travaux cette semaine, précise la Maison-Blanche, relayée par Beta. Belgrade retient aussi que la trêve commerciale, qui devait expirer le 10 novembre, a été prolongée de deux mois, un délai supplémentaire pour négocier, selon le secrétaire américain au Trésor Scott Besent, cité par Blic.
Sur le plan militaire et technologique, les deux parties ont convenu de signer un mémorandum d'entente renforçant la communication en temps de crise entre leurs armées et d'établir un canal dédié aux incidents liés à l'intelligence artificielle, avec un dialogue exclusivement consacré à cette technologie prévu en novembre. Mais le communiqué chinois, note Beta, tient sur une seule page et reste avare en détails.
ANGLE DOMINANT
Singapour scrute le nouveau canal IA ouvert entre Washington et Pékin, y lisant moins une percée diplomatique qu'une gestion prudente et distante de la rivalité technologique.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 27 septembre 2026. Au lendemain de la visite d'État de Xi Jinping à Washington, achevée vendredi 25 septembre, la presse singapourienne retient d'abord le geste technologique du sommet : l'ouverture d'un « canal de communication bilatéral » pour les incidents liés à l'intelligence artificielle, confirmée samedi 26 septembre par les médias d'État chinois. Pour Channel News Asia, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping a « showcased personal diplomacy rather than big public breakthroughs », l'accord sur l'IA constituant la partie la plus concrète du sommet.
Straits Times souligne que les deux dirigeants ont discuté de sujets « ranging from AI and trade to the stalled war in Iran » et ont confirmé deux nouvelles rencontres en 2026, en Chine puis aux États-Unis. Le journal note un contraste de ton : Trump a « repeatedly dismissed fears that AI could pose a threat to humanity », quand Xi « took a more measured tone, noting the technology must develop under human control ».
Le changement de vocabulaire retient particulièrement l'attention : Washington a rebaptisé l'intelligence artificielle « super intelligence », terme que Pékin dit « respecter ». Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré samedi « attacher de l'importance » à ce choix, sans confirmer ou infirmer que Xi Jinping aurait, selon Trump, apprécié la formule.
ANGLE DOMINANT
Washington revendique un vocabulaire et une avance technologique propres à l'IA, tout en verrouillant un canal de sécurité pour éviter tout incident avec Pékin.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 27 septembre 2026. Trois jours après le départ de Xi Jinping, la Maison-Blanche revendique un accord en huit points issu de la visite d'État du dirigeant chinois. Washington et Pékin ramènent leurs droits de douane réciproques sur 30 milliards de dollars de biens jugés « non sensibles » : produits agricoles, bois, cosmétiques et dispositifs médicaux chinois d'un côté, petits appareils électroménagers, jouets, décorations de fêtes et sièges auto pour enfants américains de l'autre. Un Conseil du commerce, déjà entré en fonction cette semaine selon la Maison-Blanche, doit gérer les dossiers bilatéraux restants.
Sur l'intelligence artificielle, les deux administrations installent un mécanisme de communication pour les incidents liés à la technologie, que plusieurs commentateurs comparent au « téléphone rouge » de la Guerre froide. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait poussé cette idée lors des réunions préparatoires du week-end précédent. Un dialogue dédié, baptisé « U.S.-China Super Intelligence Dialogue », doit se tenir une première fois en novembre pour examiner « risques et bénéfices » de la technologie. Les deux camps ont convenu d'employer le terme « super intelligence », ou SI, préféré par le président américain : « Je l'appelle SI parce que c'est un bien meilleur nom », a-t-il expliqué sur la pelouse sud de la Maison-Blanche.
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Les comptes rendus publiés samedi 26 septembre par Washington et Pékin ne racontent pas le même sommet. La fiche de la Maison-Blanche détaille tarifs et « super intelligence » ; le communiqué chinois, en huit points, place l'accord sous le signe du « respect, de l'équité et de la réciprocité », sans reprendre ce terme ni mentionner l'achat de charbon annoncé côté américain.
Le communiqué chinois ne confirme pas les achats de charbon annoncés par Washington, et les dossiers Taïwan, Iran et terres rares restent non réglés.
La fiche de résultats diffusée vendredi par la Maison-Blanche met en avant les baisses tarifaires, le charbon américain et le nouveau vocabulaire de « super intelligence », voulu par Donald Trump, selon CBS News et Axios.
Le communiqué chinois, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères et relayé par l'agence ECNS, parle d'un « consensus sur huit résultats » et place l'accord dans une relation de « respect, équité et réciprocité », sans reprendre le terme de « super intelligence ».
Ce même texte rappelle que la Chine et les États-Unis furent « alliés pendant la Seconde Guerre mondiale », et ajoute deux clauses absentes de la fiche américaine : l'engagement de l'Iran à respecter sa non-prolifération nucléaire, et le principe qu'aucun pays ni institution ne doit prélever de droits de passage dans les eaux internationales, selon ECNS.
Jeudi 24 septembre, la Maison-Blanche a organisé une cérémonie d'honneur pour Xi Jinping. Le président chinois a adressé ses félicitations pour le 250e anniversaire de l'indépendance américaine « au nom de plus de 1,4 milliard de Chinois », selon El Ciudadano, avant d'appeler à un dialogue « franc, profond et continu » et à éviter le « piège de Thucydide », la thèse d'un affrontement inévitable entre puissance montante et puissance établie.
« Je l'appelle SI parce que c'est un bien meilleur nom »
Donald Trump a réservé à son homologue un accueil inhabituel : réception personnelle à la base militaire d'Andrews, visite du nouvel héliport de granit de la Maison-Blanche et présentation du chantier d'une salle de réception attenante à la résidence officielle, relève El Informador, qui rappelle que le président américain avait longtemps accusé Pékin de pratiques commerciales déloyales et de vol de propriété intellectuelle.
Vendredi, à l'issue de la rencontre, Donald Trump a qualifié l'entretien de « très productif », promettant sur les réseaux sociaux que « des choses extraordinaires vont se produire », rapporte La Tercera.
Les deux pays ont aussi signé un mémorandum d'entente pour renforcer la communication de crise entre leurs armées, un texte que le Globe and Mail et l'agence serbe Beta jugent tous deux avare de détails côté chinois.
Le Board of Trade et le Board of Investment, chartés lors d'un précédent sommet à Pékin en mai, auraient déjà commencé leurs travaux cette semaine, selon la Maison-Blanche citée par le Korea Times et ABC News Australia. Deux pandas chinois doivent par ailleurs rejoindre le zoo d'Atlanta, et la Chine accueillera davantage d'étudiants américains, selon L'Express.
Samedi, à la tribune de l'ONU, le vice-président chinois Han Zheng a réclamé, sans nommer les États-Unis, le respect de la souveraineté des pays du Golfe et la levée du blocus contre Cuba, dans un discours jugé par Folha Mundo prudent sur la guerre en Ukraine.
Pour L'Express, aucun accord concret n'a été trouvé sur l'intelligence artificielle, Taïwan ou la guerre en Iran ; Bloomberg fait le même constat, jugeant que les grands différends entre les deux pays restent entiers derrière l'affichage de bonne entente.
Sur les dix-sept perspectives rassemblées, six lisent le sommet à travers sa seule mécanique technique — barèmes douaniers, conseil du commerce, canal IA — en s'appuyant sur les communiqués officiels : Australie, Canada, Allemagne, Finlande, Singapour et États-Unis. Ce décompte mesure la diversité des angles retenus par la presse mondiale, pas la validité de l'un ou de l'autre.
Sept autres pools relativisent la portée de l'accord : le Bangladesh et le Brésil retiennent les achats agricoles chinois en retard, la Corée du Sud le silence sur la dénucléarisation nord-coréenne, le Pakistan et la France la guerre en Iran non résolue. Trois pools — Argentine, Chili, Mexique — retiennent d'abord le décorum du sommet avant le détail des mesures annoncées.
Sur le bilan même du sommet, deux lectures répondent à la même question sans se rejoindre : Handelsblatt, Ilta-Sanomat et l'agence Beta concluent qu'« aucune grande percée » n'a été annoncée, quand le South China Morning Post et ABC News Australia jugent ces mêmes mécanismes utiles pour éviter l'escalade de différends futurs, même en l'absence de percée majeure.
Pékin reste en retard sur les 25 Mt de soja et les 200 avions Boeing promis en mai.
Le communiqué américain reste vague sur les terres rares, au cœur du différend commercial.
La fiche de la Maison-Blanche ne détaille pas les échanges sur la dénucléarisation nord-coréenne.
Trump a annoncé deux nouvelles rencontres avec Xi : en Chine en novembre, puis au G20 à Miami en décembre.
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a qualifié ces prolongations de « périodes de mise en conformité » plutôt que d'accords définitifs, une nuance que Dacca note, habituée à voir les fluctuations tarifaires washingtoniennes peser sur ses propres négociations. Sur l'intelligence artificielle, les deux camps ont convenu d'un dialogue sur les risques et bénéfices de la technologie, dont la prochaine session est prévue en novembre, et d'un canal de communication pour les incidents liés à l'IA. Pékin assure aussi que les deux dirigeants se sont entendus pour soutenir mutuellement les sommets de l'APEC et du G20.
Pékin indique enfin que les deux dirigeants sont convenus que l'Iran doit respecter son engagement de non-prolifération. Pour la presse bangladaise, ce sommet, marqué par une diplomatie personnelle plus que par des percées publiques, illustre combien les économies tierces restent suspendues aux arbitrages de Washington et Pékin.
Sur l'intelligence artificielle, Veja et l'Estadão notent que les deux pays ont adopté le terme « superintelligence » plutôt qu'IA, institué un « Dialogue États-Unis–Chine sur la superintelligence » et ouvriront un canal de communication pour les incidents, avec une prochaine session en novembre. Trump a toutefois précisé, samedi, préférer laisser la technologie « exactement où elle est » plutôt que coopérer avec Pékin, quand Xi a plaidé pour une relation « sans conflit ni confrontation » et un contrôle humain de l'IA.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié la visite d'« historique », ayant « enrichi la relation constructive et stable entre la Chine et les États-Unis ». Folha Mundo relève par ailleurs que le vice-président chinois Han Zheng, à la tribune de l'ONU samedi, a réclamé le respect de la souveraineté des pays du Golfe sans nommer Washington, dans un discours jugé prudent envers la Russie sur l'Ukraine.
Samedi, de retour à Beijing selon l'agence Xinhua, Xi Jinping a laissé Donald Trump commenter seul la portée du dialogue IA. Le président américain a exclu tout ralentissement : « Les États-Unis ne vont pas mettre de frein », a-t-il dit aux journalistes devant la Maison-Blanche, ajoutant préférer ne pas partager la technologie avec Pékin « parce que nous menons largement ». Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a, pour sa part, salué une visite qui « ouvre un nouveau chapitre » dans les relations bilatérales.
Pour la presse canadienne, l'essentiel du sommet tient moins dans les chiffres tarifaires que dans ces canaux techniques et militaires : des dispositifs jugés modestes mais capables, selon plusieurs analystes cités, d'empêcher que des différends ne dégénèrent entre les deux plus grandes économies du monde.
Trump a annoncé deux nouveaux rendez-vous : en Chine en novembre, puis au sommet du G20 à Miami en décembre. Aucun des deux articles disponibles à Santiago ne détaille les baisses tarifaires sur 30 milliards de dollars ni le canal dédié aux incidents d'IA évoqués côté Washington ; la presse chilienne retient surtout la mise en scène protocolaire et deux discours parallèles, l'un tourné vers l'avenir technologique, l'autre vers la mémoire historique commune contre le fascisme.
Sur l'intelligence artificielle, la fiche de la Maison-Blanche, citée par le SCMP, évoque l'établissement d'un dialogue sur la « super intelligence » ; des analystes jugent ce canal potentiellement plus déterminant pour stabiliser la relation bilatérale que les résultats commerciaux immédiats. Washington veut aussi poursuivre les discussions sur le contrôle chinois des terres rares, et presse Pékin d'augmenter sa production de produits pétroliers raffinés et de limiter les précurseurs de fentanyl.
Cette double lecture illustre un écart d'accent plutôt qu'une contradiction factuelle : là où Washington détaille des concessions tarifaires, le récit chinois relu par ECNS insère l'accord commercial dans un cadre plus large de reconnaissance mutuelle.
Sur le volet institutionnel, un texte commun annonce un accord de principe pour renforcer la communication de crise et prévenir les incidents militaires, ainsi que la mise en route cette semaine du Board of Trade, chargé des dossiers commerciaux courants. Handelsblatt note qu'aucune percée majeure n'a été annoncée lors de ce sommet, certains experts n'y voyant qu'un signal de dialogue renforcé plutôt qu'un résultat concret.
Le dialogue sur l'intelligence artificielle, dont la prochaine session est prévue en novembre, et le canal d'urgence pour les incidents liés à l'IA, sont traités comme un volet distinct, presque annexe au commercial. Deutsche Welle rappelle que le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, avait appelé Washington et Pékin à ce dialogue, en évoquant les canaux de communication USA-URSS de la guerre froide pour éviter malentendus et escalade.
Sur l'Iran, Ilta-Sanomat note un accord plus vague : les deux dirigeants seraient convenus que Téhéran doit tenir son engagement de ne pas développer d'armes nucléaires, et qu'aucun pays ni acteur ne devrait percevoir de droits de passage sur les voies navigables internationales. Les deux capitales ont par ailleurs prévu de se rendre à leurs sommets respectifs plus tard dans l'année : Trump ira au sommet de l'APEC organisé par la Chine en novembre, Xi au G20 accueilli par les États-Unis en décembre. Ces annonces s'ajoutent à la prolongation, déjà connue, de la trêve commerciale jusqu'en janvier prochain.
Pour la presse finlandaise, l'intérêt du sommet tient moins à une refonte des relations sino-américaines qu'à la mise en place, point par point, d'instruments de gestion des risques : un canal d'alerte pour l'IA, un dialogue calendarisé et un vocabulaire commun autour de la « superintelligence », dans un contexte où les détails restent encore largement à préciser.
L'Express, recensant les lectures internationales du sommet, retient un bilan minimal : aucun accord concret sur l'IA, Taïwan ou la guerre en Iran, seuls la prolongation de la trêve commerciale, l'envoi de deux pandas à Atlanta et l'accueil de davantage d'étudiants américains en Chine ayant été conclus. La Tribune, à l'inverse, y voit « les premières bases d'une gouvernance mondiale » de l'IA, sur fond de rivalité entre géants américains (Microsoft, Google, Meta, Amazon, Apple, Nvidia, OpenAI) et chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Huawei, ByteDance). Entre ces deux lectures, la presse française retient surtout que le canal technique existe déjà, quand la gouvernance politique reste à construire.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié la visite de moment ayant « ouvert un nouveau chapitre » dans les relations bilatérales, promettant un impact durable « sur la paix et le développement mondial ». Les deux pays se sont aussi engagés à se soutenir mutuellement pour l'organisation des sommets de l'APEC et du G20, chaque dirigeant devant assister à l'événement organisé par l'autre.
Point relevé en marge du volet commercial : les deux camps se seraient accordés sur le fait que l'Iran doit honorer son engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire, et qu'aucun pays ne doit imposer de péages de transit sur les voies navigables internationales — une clause dont la portée touche directement la sécurité des routes énergétiques que l'Inde emprunte. Les deux délégations ont enfin rappelé leur alliance de la Seconde Guerre mondiale.
Pour New Delhi, l'ensemble reste un geste calibré plus qu'une réconciliation stratégique : deux mois de sursis commercial, un dialogue technologique qui ne débute qu'en novembre, et un compte rendu venu presque exclusivement de Pékin.
Sur l'intelligence artificielle, les deux capitales ont annoncé la création d'un canal de communication bilatéral pour les incidents liés à ce que Washington préfère désormais appeler la super intelligence plutôt que l'IA, un terme que Trump juge bien plus exact, l'adjectif artificiel donnant selon lui une image fausse de la technologie. Le prochain échange sur les risques et bénéfices de la SI doit se tenir avant novembre 2026, vraisemblablement en marge du sommet de l'APEC que la Chine accueillera à Shenzhen.
Les deux dirigeants se sont par ailleurs accordés sur le fait qu'aucun pays ne peut imposer de péages sur les voies navigables internationales, alors que l'Iran affirme son contrôle sur le détroit d'Ormuz, route cruciale pour le pétrole et le gaz, et que l'Iran ne pourra jamais posséder l'arme nucléaire.
Pour la diplomatie sud-coréenne, l'absence de détail sur la Corée du Nord contraste avec la précision des annonces commerciales et technologiques : un indicateur que Pyongyang n'a pas figuré parmi les priorités concrètes du sommet, malgré sa proximité géographique directe avec les deux puissances qui négocient son avenir sans elle.
Sur le fond commercial, El Financiero détaille les gestes concrets : la Chine s'est engagée à importer au moins 10 millions de tonnes métriques de charbon américain en 2027 puis en 2028, selon la Maison-Blanche, un geste qui sert la priorité de Trump pour l'industrie charbonnière. Les deux pays chercheront aussi des droits de douane plus favorables sur 30 milliards de dollars de biens « non sensibles » : produits agricoles, fruits de mer, bois, cosmétiques et dispositifs médicaux américains contre petits électroménagers, jouets et décorations de Noël chinois, via un nouveau conseil du commerce. Le communiqué officiel chinois de samedi, souligne le quotidien, n'a pas mentionné explicitement les achats de charbon, mais a confirmé les discussions sur ces 30 milliards de dollars et la prolongation de la trêve commerciale. En toile de fond, la hausse des coûts de l'électricité — tirée par la demande des centres de données liés à l'intelligence artificielle et par la guerre avec l'Iran — nourrit l'inquiétude du coût de la vie chez les électeurs américains, à deux mois des élections de mi-mandat de novembre. La presse mexicaine relève enfin la présence, à la tribune de l'ONU le même week-end, du président iranien, signe pour elle que la mise en scène de Washington ne referme aucun des dossiers de fond.
Trump a qualifié la rencontre de moment « d'amitié, de force et de réussite pour la Chine et les États-Unis », assurant avoir fait « de grandes avancées, très positives pour les deux pays ». Mais pour la presse pakistanaise, ce satisfecit commun ne dit rien du sort de la guerre en Iran, ni de la rivalité militaire régionale que Washington et Pékin ont préféré ne pas détailler publiquement. Allié de longue date de Pékin, le Pakistan note que la trêve commerciale prolongée stabilise l'économie chinoise, dont dépend en partie le corridor CPEC, sans lever l'incertitude sécuritaire à sa frontière ouest.
La presse serbe relève un déséquilibre entre l'ampleur de la mise en scène diplomatique et la maigreur des résultats annoncés : « le sommet n'a pas apporté de grandes avancées », écrit Beta, tout en soulignant que certains experts jugent importants ces pas vers une coopération accrue, car ils permettent aux deux puissances de constituer des groupes de travail susceptibles de prévenir une escalade. Blic ajoute que les trois jours de sommet, achevés vendredi, ont surtout mis l'accent sur la diplomatie personnelle, sans avancée majeure rendue publique, selon Reuters.
Autre élément retenu par Belgrade : l'engagement chinois, avancé par la Maison-Blanche, d'importer au moins 10 millions de tonnes métriques de charbon américain en 2027 et 2028, un geste commercial concret au milieu d'annonces plus symboliques. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a de son côté jugé que la visite de Xi avait enrichi des relations constructives et stables et ouvert un nouveau chapitre, un satisfecit que la presse serbe rapporte sans le reprendre à son compte.
Sur le plan commercial, la presse singapourienne relaie les baisses de droits de douane sur 30 milliards de dollars de biens « non sensibles » dans chaque sens, la création d'un conseil du commerce et la prolongation de deux mois de la trêve, évoquée mercredi par le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Straits Times ajoute un détail resté en retrait des annonces officielles : la Chine s'est engagée à importer au moins 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 et 2028, et deux pandas doivent rejoindre un zoo américain.
Pour Singapour, petite économie ouverte prise entre les deux puissances, ce sommet confirme surtout que la rivalité technologique reste gérée à distance, par des canaux de dialogue plutôt que par une coopération de fond : Trump a répété samedi que Washington ne freinerait pas l'IA et préférait ne pas coopérer avec Pékin sur cette technologie, ayant selon lui « beaucoup d'avance ».
Aucune percée majeure n'est annoncée, reconnaissent plusieurs analystes cités par la presse américaine, mais la mise en place de groupes de travail est jugée utile pour éviter que les différends ne s'enveniment. Un protocole d'accord sur les communications de crise entre les deux armées a également été signé, dans un compte rendu chinois jugé avare de détails. La Chine s'engage par ailleurs à importer 10 millions de tonnes de charbon américain en 2027 puis en 2028, alors que ses achats s'étaient effondrés en 2025 pendant la guerre commerciale. Le sort des terres rares, au cœur du différend commercial, reste flou : les deux parties disent seulement « continuer de travailler » sur les pénuries de la chaîne d'approvisionnement.
La presse américaine relève la chaleur inhabituelle affichée par Donald Trump envers Xi Jinping, un an après avoir lui-même relancé la guerre commerciale entre les deux pays. Xi Jinping est rentré à Pékin samedi, selon l'agence Xinhua. Pour Bloomberg, les grands différends — Taïwan, l'Iran, la technologie — restent entiers derrière l'affichage de bonne entente.