ANGLE DOMINANT
Dacca mesure la portée réelle des 30 milliards de dollars de droits réduits entre Washington et Pékin, entre soulagement commercial prudent et scepticisme des analystes sur la durée de la trêve.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Chine et États-Unis ont convenu d'une réduction tarifaire réciproque de 30 milliards de dollars et de créer un conseil du commerce, selon un accord en huit points annoncé samedi par le ministère chinois des Affaires étrangères.
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La trêve commerciale, qui devait expirer le 10 novembre, a été prolongée jusqu'au 10 janvier, a confirmé le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent mercredi.
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Les deux pays ouvriront un dialogue sur les risques et bénéfices de l'intelligence artificielle, dont la prochaine session est prévue en novembre, avec un canal de communication dédié aux incidents liés à l'IA.
ANALYSE
Dacca, 27 septembre 2026. Au lendemain du sommet de trois jours entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington, achevé vendredi, la presse bangladaise retient d'abord la portée économique de l'accord en huit points annoncé samedi par Pékin. Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, cité par TBS News, les deux pays ont convenu d'une réduction tarifaire réciproque portant sur 30 milliards de dollars de biens, ainsi que de la création d'un conseil du commerce prolongeant les résultats des discussions menées à Kuala Lumpur. Pour une économie comme le Bangladesh, dont les exportations textiles dépendent de la stabilité des échanges entre les deux premières puissances mondiales, cet accord confirme que la trêve tarifaire tient bon, pour l'instant.
The Daily Star rapporte que Washington et Pékin ont acheté du temps avec cette trêve prolongée, sans résoudre leur rivalité stratégique. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé mercredi que l'accord, qui devait expirer le 10 novembre, est repoussé au 10 janvier. Daniel Russel, de l'Asia Society Policy Institute, rappelle que les deux pays « restent engagés dans une compétition âpre sur le commerce, la technologie, Taïwan, la défense, les terres rares et la politique industrielle ». Daniel Kritenbrink, de The Asia Group, ajoute qu'il faudra des résultats tangibles pour que la trêve tienne dans la durée, certains responsables américains estimant que Pékin « n'a largement pas tenu ses engagements » pris lors des précédentes rencontres.
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a qualifié ces prolongations de « périodes de mise en conformité » plutôt que d'accords définitifs, une nuance que Dacca note, habituée à voir les fluctuations tarifaires washingtoniennes peser sur ses propres négociations. Sur l'intelligence artificielle, les deux camps ont convenu d'un dialogue sur les risques et bénéfices de la technologie, dont la prochaine session est prévue en novembre, et d'un canal de communication pour les incidents liés à l'IA. Pékin assure aussi que les deux dirigeants se sont entendus pour soutenir mutuellement les sommets de l'APEC et du G20.
Pékin indique enfin que les deux dirigeants sont convenus que l'Iran doit respecter son engagement de non-prolifération. Pour la presse bangladaise, ce sommet, marqué par une diplomatie personnelle plus que par des percées publiques, illustre combien les économies tierces restent suspendues aux arbitrages de Washington et Pékin.
