ANGLE DOMINANT
Kiev suit de près le revirement américain sur Taïwan, y lisant le signal d'un partenaire stratégique qui réévalue ses engagements de sécurité sous pression d'un adversaire direct — un schéma que l'Ukraine connaît intimement.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a déclaré ne pas vouloir "voyager 9 500 miles pour faire la guerre" et a demandé à Taïwan de ne pas chercher l'indépendance formelle après son sommet à Pékin avec Xi Jinping
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Un paquet d'armement américain évalué entre 11 et 14 milliards de dollars est suspendu : Trump a dit n'avoir "aucun engagement dans un sens ou dans l'autre" après les discussions avec Xi
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Taïwan a répondu en réaffirmant être "une nation souveraine et indépendante" et son parlement avait approuvé un budget défense de 25 milliards de dollars incluant ce paquet d'armement
ANALYSE
Kiev, 16 mai 2026. Le sommet de deux jours entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin a débouché sur un revirement rhétorique significatif de Washington vis-à-vis de Taïwan, que le Kyiv Post a couvert avec une attention particulière aux implications pour les garanties de sécurité américaines dans le monde.
À l'issue des entretiens, Trump a publiquement averti Taipei de ne pas chercher à formaliser son indépendance. "Je ne cherche pas à ce que quelqu'un déclare l'indépendance", a-t-il déclaré sur Fox News, ajoutant : "Nous sommes censés voyager 9 500 miles pour faire la guerre. Je ne cherche pas ça." Le président américain a dit vouloir que les deux parties "refroidissent" la situation et que le maintien du statu quo satisferait Pékin.
Ces déclarations sont intervenues après que Xi Jinping a posé Taïwan comme "l'enjeu le plus important" des relations sino-américaines lors des discussions bilatérales. Le dirigeant chinois aurait averti que des erreurs sur ce dossier pourraient pousser les deux puissances vers une confrontation directe. Les médias d'État chinois ont largement relayé ces positions de Pékin.
Taïpei a répondu dans les heures suivantes. Le ministère des Affaires étrangères taïwanais a réaffirmé que l'île est "une nation souveraine et indépendante, non subordonnée à la République populaire de Chine". Taipei a aussi rappelé que les ventes d'armes américaines constituent "un engagement de sécurité clairement stipulé par le Taiwan Relations Act" et une forme de dissuasion conjointe contre les menaces régionales.
L'un des points les plus scrutés concerne le paquet d'armement américain évalué entre 11 et 14 milliards de dollars, autorisé avant le sommet. Après les discussions avec Xi, Trump a déclaré n'avoir pris "aucun engagement dans un sens ou dans l'autre", précisant qu'il consulterait la direction taïwanaise avant de trancher. En parallèle, le Parlement taïwanais avait approuvé un budget défense de 25 milliards de dollars, dont près de 9 milliards destinés à financer ce paquet d'armement, ainsi qu'une seconde tranche de plus de 15 milliards encore en attente d'approbation américaine.
Du côté américain, le secrétaire d'État Marco Rubio a tenté de tempérer : la politique fondamentale des États-Unis envers Taïwan resterait "inchangée". Trump lui-même a confirmé que "rien n'a changé" sur le fond, tout en ayant qualifié Taïwan de "très bon outil de négociation" avec Pékin — une formulation relevée par le Kyiv Post.
Pour Kiev, ce feuilleton illustre la tension entre les garanties formelles inscrites dans des textes législatifs et les signaux politiques envoyés par un exécutif en phase de réorientation.
SOURCES (1)
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