ANGLE DOMINANT
Riyad accueille l'annonce de Washington sans triomphalisme, la subordonnant à la création d'un État palestinien souverain et à la fin des violences des colons.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a qualifié l'accord de « COMPLETE DISARMAMENT » du Hamas d'étape « monumentale », annoncé via le Board of Peace, selon Asharq Al-Awsat.
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Le Hamas conditionne son désarmement graduel au retrait progressif des forces israéliennes, comme l'a confirmé Ghazi Hamad, membre de son équipe de négociation.
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Le prince Faisal ben Farhan a exigé, lors de la réunion de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États à Rome, la fin immédiate des violences des colons et des provocations à Al-Aqsa, selon Saudi Gazette.
ANALYSE
Riyad, 31 juillet 2026. L'annonce par Donald Trump d'un accord « historique » pour le désarmement complet du Hamas et un retrait israélien de Gaza est accueillie à Riyad avec une prudence calculée, articulée autour d'un message constant : aucune paix durable ne se fera sans État palestinien souverain.
Le président américain a présenté jeudi soir l'accord conclu par le « Board of Peace » comme la « COMPLETE DISARMAMENT » du Hamas, la qualifiant d'étape « monumentale » pour la paix et la sécurité. Selon Asharq Al-Awsat, quotidien saoudien de référence, le Hamas a confirmé vendredi avoir accepté un accord incluant le désarmement graduel et un retrait progressif des forces israéliennes — condition explicitement posée par le mouvement. Ghazi Hamad, négociateur du Hamas, a justifié ces concessions « pour le bien de notre peuple à Gaza, pour le sauver des tueries et des déplacements », précisant qu'Israël « n'interviendra pas » dans le processus, confié au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG). Une source diplomatique citée par le même titre est catégorique : « aucune exception pour certaines armes ou certaines personnes. Une autorité, une loi, une arme. »
Mais c'est à Rome, lors de la dixième réunion de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États, que Riyad affiche sa propre grille de lecture, selon Saudi Gazette. Le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, y a exigé la fin immédiate des violences des colons, avertissant que les provocations à Al-Aqsa « minent les perspectives de paix ». La cheffe de la délégation saoudienne, Manal Radwan, a dénoncé un « fossé grandissant » entre les efforts diplomatiques et la dégradation sur le terrain : dévastation humanitaire à Gaza, expansion des colonies, incursions militaires. Pour Riyad, le plan Trump ne vaut que rattaché à la Déclaration de New York, à la résolution 2803 et à l'Initiative de paix arabe — seule voie « réaliste » vers la sécurité et la dignité de tous les peuples de la région.
Coprésident de l'Alliance aux côtés de la Norvège et de l'Union européenne, le Royaume ne conteste pas frontalement l'accord de désarmement, mais refuse d'y voir un aboutissement tant que la question d'un État palestinien souverain demeure non résolue.
