ANGLE DOMINANT
Islamabad scrute la faille sécuritaire révélée par l'opération, plus que la réalité de la menace iranienne elle-même.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump a quitté la Turquie le 8 juillet, transporté en secret via un camion de restauration jusqu'à un avion militaire C-32A, selon le Washington Post cité par Dawn et ARY News
- 02
Les journalistes voyageant sur l'ancien Air Force One ont reçu pour consigne de garder les stores fermés, une mesure « normalement réservée aux zones de guerre » selon le New York Times, rapporté par Dawn
- 03
Trump a confirmé mercredi : « Je pense que l'avion sur lequel j'ai volé était en réalité plus exposé », citant des instructions du Secret Service (Geo News, Dawn, ARY News)
ANALYSE
Islamabad, 12 août 2026. La presse pakistanaise reprend, via Reuters et ses correspondants, le récit d'une opération de protection présidentielle jugée « extraordinaire » : selon le Washington Post, cité par ARY News et Dawn, Donald Trump a quitté la Turquie le 8 juillet dernier à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara, après une menace d'assassinat attribuée à l'Iran par des responsables américains anonymes. Le président est monté publiquement à bord d'un ancien Air Force One à Ankara avant d'en ressortir en secret, transporté par un camion de restauration de l'aéroport Esenboğa jusqu'à un avion militaire C-32A distinct, qui l'a conduit au Royaume-Uni pendant que l'ancien appareil poursuivait sa route vers la base de RAF Mildenhall avec journalistes et personnel à bord, maintenus dans l'ignorance du changement.
Dawn relève un détail rapporté par le New York Times : les journalistes du vol de diversion avaient reçu pour consigne de garder les stores fermés, une mesure « normalement réservée aux zones de guerre ». Le quotidien rappelle aussi que l'avion neuf offert par le Qatar, utilisé par Trump pour rejoindre Ankara, ne disposerait pas des mêmes dispositifs anti-missiles que l'ancien Air Force One, un point qui alimente les interrogations sur la sécurité du nouvel appareil.
Mercredi, Trump a confirmé l'opération devant la presse, cité par Geo News, Dawn et ARY News : « Je pense que l'avion sur lequel j'ai volé était en réalité plus exposé », a-t-il déclaré, évoquant une décision prise « uniquement » par le Secret Service. Il a ajouté : « Il y avait apparemment une menace. Je n'ai pas vraiment posé de questions. Je reçois beaucoup de menaces. » Geo News rapporte aussi la réaction du porte-parole de la Maison-Blanche, Steven Cheung, assurant que le nouvel Air Force One est « doté de protocoles de sécurité de haut niveau ».
Daily Times relie l'épisode à un autre déploiement sécuritaire : l'installation, révélée par The War Zone, de systèmes de défense antiaérienne près du club de golf de Trump dans le New Jersey, où des chasseurs F-16 du NORAD ont intercepté deux appareils civils entrés dans une zone d'exclusion aérienne temporaire. La presse pakistanaise décrit ainsi une escalade des mesures de protection présidentielle américaine, sans qu'aucune source ne confirme publiquement la réalité de la menace iranienne.
SOURCES (5)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
