ANGLE DOMINANT
Londres scrute le rôle de la base de la RAF Mildenhall, destination finale du vol-leurre présidentiel américain
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'avion-leurre, avec journalistes et personnel de la Maison-Blanche non informés à bord, s'est posé à la base de la RAF Mildenhall, dans le Suffolk (The Independent).
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Selon la BBC, citant le Washington Post, Trump a été transporté via un camion de restauration jusqu'à un avion militaire C-32A distinct.
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Trump a confirmé le 11 août : « Ils voulaient me mettre dans un autre vol, dans un autre avion, avec la même sécurité... je fais ce qu'ils me disent. »
ANALYSE
Londres, 12 août 2026. Le Royaume-Uni découvre après coup son rôle involontaire dans le dispositif de sécurité qui a entouré le départ de Donald Trump du sommet de l'OTAN à Ankara, le 8 juillet. Selon la BBC, citant le Washington Post, le président américain a été filmé montant à bord du vieil Air Force One, avant d'en être discrètement extrait et transporté via un camion de restauration jusqu'à un avion militaire distinct, un C-32A. L'avion-leurre, avec à son bord des journalistes et une partie du personnel de la Maison-Blanche non informés de la manœuvre, s'est posé sur le sol britannique, à la base de la RAF de Mildenhall, dans le Suffolk, rapporte The Independent.
Le choix de cette destination n'avait rien d'anodin sur le papier : Trump avait expliqué, au moment des faits, que l'ancien appareil décollait plus tôt pour permettre au personnel militaire stationné dans l'est de l'Angleterre d'admirer le nouvel Air Force One, offert par le Qatar. Cette justification publique masquait, selon le récit désormais reconstitué, un dispositif destiné à protéger le président d'une menace jugée crédible par les services américains.
Des responsables ont indiqué à CBS News, partenaire américain de la BBC, que les autorités avaient détecté une menace iranienne crédible visant à abattre l'avion par missile. Le New York Times, cité par la BBC, évoque un individu repéré près du sommet avec un missile portable. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait embarqué séparément dans le C-32A par une passerelle extérieure, afin que le vol paraisse normal aux yeux des observateurs.
Trump a confirmé l'épisode mardi soir : « Ils voulaient me mettre dans un autre vol, dans un autre avion, avec la même sécurité, ils voulaient que je le fasse, donc je l'ai fait. » La Maison-Blanche, elle, n'a pas confirmé officiellement le changement d'appareil.
Pour Londres, l'affaire souligne combien le territoire britannique, via Mildenhall, sert de point de transit régulier pour des déplacements présidentiels américains sensibles - un rôle logistique rarement commenté publiquement, mais qui prend ici un relief particulier.
SOURCES (2)
- The IndependentMOYEN
