Le détroit d'Ormuz, qui assure en temps normal environ 20 % des flux pétroliers mondiaux, est fermé ou soumis à de sévères restrictions depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février 2026 contre l'Iran. Sa fermeture a accompagné une hausse du prix du Brent estimée à 50 % depuis le début du conflit, frappant directement les économies importatrices d'Asie et d'Afrique.
Le 17 mai, Donald Trump a affirmé que Xi Jinping s'était accordé avec lui sur la nécessité pour l'Iran de rouvrir le détroit. Aucune confirmation officielle ni mécanisme contraignant n'a toutefois été annoncé du côté chinois. Le même jour, le président américain a multiplié sur Truth Social les avertissements à Téhéran, évoquant qu'il « ne resterait rien » de la capitale iranienne sans accord rapide.
Les négociations entre Washington et Téhéran restent au point mort. Washington exige un démantèlement quasi total du programme nucléaire iranien et le transfert de stocks d'uranium enrichi, conditions que Téhéran juge inacceptables tant que le blocus naval n'est pas levé et que des garanties économiques ne sont pas apportées. Une médiation pakistanaise est mentionnée parmi les canaux de dialogue.
Plusieurs incertitudes demeurent. Premier acheteur de pétrole iranien, la Chine maintient une position d'équidistance : elle déclarerait en privé ne pas vouloir entraver les opérations américaines, tout en s'abstenant publiquement de tout engagement de pression directe sur l'Iran. La portée réelle de l'entente Xi-Trump fait débat entre les acteurs, certains y voyant une avancée diplomatique, d'autres un geste largement symbolique sans suite concrète.