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Du 13 au 15 mai 2026, le président américain s'est rendu à Pékin pour la première visite d'un chef d'État américain en Chine depuis neuf ans. Le déplacement s'est accompagné d'une délégation record de dirigeants d'entreprises américaines, parmi lesquelles Nvidia, Tesla, Apple et BlackRock, ce qui a donné au sommet une dimension commerciale inhabituelle pour une rencontre d'État. Côté chinois, Pékin a posé ses lignes rouges sur Taïwan avant même l'ouverture des discussions, restreignant d'emblée les marges de manœuvre.
La rencontre intervient dans un contexte de crises imbriquées. La guerre opposant les États-Unis à l'Iran dure depuis dix semaines et a coûté environ 29 milliards de dollars, tandis que les perturbations dans le détroit d'Ormuz pèsent sur les prix de l'énergie. L'Iran — la guerre, le détroit et le programme nucléaire — domine l'agenda de tous les acteurs présents, aux côtés des tarifs douaniers, des terres rares et de l'intelligence artificielle.
L'enjeu de fond dépasse ces dossiers : il s'agit de définir le rapport de force entre les deux puissances pour la décennie à venir. C'est précisément ce point qui reste le plus disputé. Certains acteurs décrivent une position de faiblesse relative du côté américain, contrainte par la guerre iranienne, tandis que Washington présente le sommet comme une avancée diplomatique.
D'autres incertitudes persistent. Plusieurs alliés régionaux redoutent que des concessions sur Taïwan ne fragilisent les architectures de sécurité dont ils dépendent, un risque que Washington minimise. Le rôle de médiateur sur l'Iran est lui aussi contesté : Pékin et Téhéran le présentent comme central, tandis que d'autres capitales revendiquent ce rôle ou affirment pouvoir s'en passer.