ANGLE DOMINANT
Riga mesure l'affaire Starlink à l'aune du front : les drones intercepteurs ukrainiens restent bridés, quoi qu'en dise Trump, et la dépendance à un réseau privé américain apparaît comme une faille de sécurité.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a affirmé jeudi que Musk avait rétabli Starlink, sans confirmer l'avoir appelé ; le WSJ dit qu'il a téléphoné à Musk mercredi.
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Les restrictions, apparues la nuit du 14 octobre, coupaient la connexion au-delà de 160 km/h ; Zelensky juge que les drones à 450-500 km/h ne peuvent plus être interceptés avec un débit bridé à 70-100.
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Un responsable du ministère ukrainien de la Défense a indiqué vendredi à TVNET que des pertes de signal persistaient et qu'aucune levée n'était confirmée.
ANALYSE
Riga, 23 octobre 2026. La presse lettone, relayée par Jauns, TVNET et BNN, suit l'affaire Starlink sous l'angle du champ de bataille : que change, concrètement, la limite imposée à Starshield pour les drones ukrainiens ?
Jeudi 22 octobre, Donald Trump a déclaré que Elon Musk avait tout rétabli. Interrogé sur un appel au patron de SpaceX, il a répondu : « Nevēlos to komentēt », soit « je ne veux pas commenter », ajoutant que l'essentiel était que Musk « ait tout remis ». Jauns et TVNET rappellent que, selon le Wall Street Journal, Trump avait téléphoné à Musk mercredi pour lui demander de lever les restrictions de Starshield, la version militaire de Starlink.
Les médias lettons insistent sur le démenti de Kiev. Volodymyr Zelensky a dit à CNN que les liaisons militaires restaient limitées. Il a décrit l'arithmétique des interceptions : si un drone iranien vole à 450 ou 500 km/h et que le débit est bridé à 70 ou 100 la nuit, « on ne peut rien intercepter ». Une source citée par CNN juge la vitesse disponible clairement insuffisante pour intercepter des drones à réaction. Vendredi, un responsable du ministère ukrainien de la Défense a confirmé à TVNET des pertes de signal le matin même et l'absence de confirmation d'une levée des restrictions.
Le récit lettons reconstitue aussi la chronologie : les premiers dysfonctionnements datent de la nuit du 14 octobre, avec un plafond de 160 km/h qui coupe la connexion de tout engin plus rapide. Le Telegraph et le Wall Street Journal affirment que Musk a lui-même proposé la mesure et l'a discutée avec le Pentagone, tandis que la Maison-Blanche dit n'avoir donné aucune instruction. Le 16 octobre, Trump disait : « ce n'était pas moi, je ne pense pas que c'était Elon ».
BNN, citant la BBC, replace l'épisode dans le contexte américain : pression de Trump sur Kiev pour cesser de frapper les raffineries russes, allègement de certaines sanctions contre la Russie, achat de diesel russe, et mise en garde d'un sénateur républicain contre la dépendance envers Musk, à l'approche des élections de mi-mandat de début novembre. TVNET y voit surtout la mesure de l'influence du milliardaire, de nouveau proche du président.
Pour un pays balte voisin de la Russie et attentif aux drones, la leçon est celle de la vulnérabilité : une armée dont les intercepteurs dépendent du bon vouloir d'une entreprise privée et d'une décision politique à Washington.
SOURCES (3)
- JaunsMOYEN
- TVNETMOYEN
- BNNMOYEN
