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L'UNION EUROPÉENNE INFLIGE À GOOGLE UNE AMENDE DE PLUS D'UN MILLIARD POUR ABUS DE POSITION DOMINANTE
Pékin met en parallèle l'amende infligée à Google et celle visant AliExpress, dénonçant une régulation numérique européenne jugée discriminatoire envers les entreprises non européennes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Pékin, 24 juillet 2026. La sanction infligée par Bruxelles à Google, 890 millions d'euros pour abus de position dominante autour de Google Play et de son moteur de recherche, n'est pas lue à Pékin comme un cas isolé. Le même jour, la Commission européenne a infligé à AliExpress une amende de 550 millions d'euros au titre du Digital Services Act, et c'est cette décision qui concentre l'attention du gouvernement chinois, davantage que le dossier Google en lui-même.
Le ministère chinois du Commerce a réagi sans détour mercredi, exprimant, selon l'agence ECNS, "une forte insatisfaction et une vive préoccupation" face à la décision européenne. Un porte-parole accuse Bruxelles de "dresser des barrières numériques sous couvert de régulation des plateformes" et d'adopter "des mesures discriminatoires pour restreindre et étouffer les activités normales des entreprises chinoises de commerce électronique en Europe". Pékin exige que l'UE "cesse d'abuser de son pouvoir discrétionnaire en exploitant des ambiguïtés juridiques" et traite les entreprises chinoises "de manière équitable et impartiale", promettant de les "soutenir fermement" dans la défense de leurs droits par des moyens légaux.
L'amende Google est rapportée de façon plus factuelle par la presse chinoise de Hong Kong : 460 millions d'euros pour avoir favorisé ses propres services (Google Flights, Google Hotels) dans les résultats de recherche, et 430 millions pour avoir empêché les développeurs d'applications de proposer des offres gratuites hors du Google Play Store. La commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen, justifie la sanction par la volonté de "garantir plus de concurrence" et de permettre à "d'autres entreprises d'innover".
Pour Pékin, les dossiers Google et AliExpress dessinent un même schéma : une Commission européenne disposée à sanctionner lourdement les acteurs numériques non européens, américains comme chinois, au nom de sa souveraineté numérique. Tandis que Washington s'apprête à répliquer sur le dossier Google, la Chine privilégie la contestation juridique et diplomatique plutôt que la menace de représailles commerciales, tout en poursuivant en parallèle sa coopération scientifique avec Bruxelles.
Cadrage AliExpress-centré : le dossier Google est traité en arrière-plan, la priorité éditoriale allant à la sanction visant une entreprise chinoise
Préférence pour la voix officielle du ministère du Commerce, reprise quasi identique dans deux communiqués ECNS distincts
Faible couverture de l'argumentaire antitrust européen détaillé sur Google, résumé brièvement via la presse de Hong Kong