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L'UNION EUROPÉENNE INFLIGE À GOOGLE UNE AMENDE DE PLUS D'UN MILLIARD POUR ABUS DE POSITION DOMINANTE
Moscou décrypte l'amende infligée à Google comme un nouvel épisode de l'offensive réglementaire de Bruxelles contre la tech étrangère, une sanction que la presse russe relie directement au déficit budgétaire de l'Union européenne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 24 juillet 2026. La Commission européenne a infligé jeudi deux amendes distinctes à Google, totalisant 890 millions d'euros (environ un milliard de dollars), pour infractions au règlement sur les marchés numériques (DMA). Une sanction de 460 millions d'euros vise le favoritisme de Google envers ses propres services - shopping, voyages - dans les résultats de recherche, tandis qu'une seconde amende de 430 millions d'euros punit les restrictions imposées aux développeurs sur Google Play, empêchés d'orienter leurs utilisateurs vers des offres moins chères ailleurs. La commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen, a justifié la décision : « Le DMA doit garantir un terrain de jeu équitable [...] nous voulons nous assurer qu'il y a de la concurrence. »
Relayée par RT, l'affaire est présentée comme le dernier épisode d'une offensive de Bruxelles contre les géants technologiques, intervenant quelques jours seulement après que la Commission a confirmé vouloir mobiliser une précédente amende de 4,6 milliards d'euros - infligée en 2018 pour abus de position dominante d'Android - afin de combler son déficit budgétaire. Selon RT, citant Politico, ce versement équivaudrait à plus de 2% du trou budgétaire de l'UE, un rapprochement qui alimente dans la presse russe la lecture d'une régulation antitrust devenue outil fiscal.
Google a vivement critiqué la décision. Son responsable des affaires internationales, Kent Walker, dénonce une mesure qui oblige l'entreprise à « retirer des fonctionnalités de recherche en temps réel appréciées des Européens », y voyant « une dégradation du produit portée par un petit groupe de plaignants intéressés » plutôt qu'une défense de la concurrence. Le groupe dispose de 60 jours pour se mettre en conformité.
Vedomosti relève que cette sanction s'inscrit dans une série : trois jours plus tôt, la Commission a également infligé une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise AliExpress, jugée incapable d'endiguer la vente de produits illégaux faute de modération suffisante. Pour la presse russe, cette succession de sanctions contre des acteurs non européens - américain puis chinois - illustre une ligne bruxelloise assumée envers les plateformes étrangères, indépendamment de leur origine, sans qu'aucun commentaire officiel n'ait été formulé à Moscou.
Cadrage budgétaire : la presse russe met l'accent sur le lien entre l'amende et le déficit budgétaire de l'UE, davantage que sur les arguments concurrentiels invoqués par Bruxelles.
Préférence pour la citation de Google : les propos critiques de Kent Walker sont largement repris, sans citation équivalente d'experts européens en droit de la concurrence.
Faible couverture du contentieux VK/Max : les tensions russo-européennes autour des boutiques d'applications ne sont pas reliées explicitement au dossier Google dans les articles retenus.