ANGLE DOMINANT
Bogotá associe la révocation massive de visas d'asile annoncée par Washington au retrait, la même semaine, du visa de l'activiste colombienne Viviana Marín.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Washington prépare la révocation de jusqu'à 200 000 visas de tourisme et d'affaires détenus par des demandeurs d'asile, ce qui constituerait la plus grande annulation massive de visas de l'histoire américaine, selon l'AP citée par La República.
- 02
Le sous-secrétaire d'État Christopher Landau a personnellement annoncé le retrait du visa de l'activiste colombienne Viviana Marín après un appel à manifester contre le président élu Abelardo de la Espriella, rapporte El Colombiano.
- 03
Un projet de règlement du DHS ajouterait une taxe de 103 265 dollars aux visas de travail H-1B, malgré l'annulation judiciaire d'une taxe similaire en juin 2026, selon Portafolio.
ANALYSE
Bogotá, 26 août 2026. En Colombie, l'annonce de Washington visant à révoquer jusqu'à 200 000 visas de tourisme et d'affaires détenus par des demandeurs d'asile se lit à la lumière d'un épisode local survenu la même semaine : le retrait du visa américain de l'activiste bogotanaise Viviana Marín, secrétaire des Jeunesses communistes (Juco) à Bogotá.
Selon La República, qui cite un article de l'agence Associated Press consultant des documents du Département d'État, le gouvernement de Donald Trump se prépare à annuler les visas de dizaines de milliers d'étrangers ayant déposé - ou en train de déposer - une demande d'asile aux États-Unis. Si la mesure se concrétise, elle constituerait « la plus grande révocation massive de visas de l'histoire des États-Unis », selon l'AP. Le sous-secrétaire d'État Christopher Landau avait justifié la démarche en affirmant sur X que le système migratoire américain « lleva mucho tiempo desbordado por solicitudes de asilo infundadas ».
Le porte-parole du Département d'État, Tommy Pigott, a précisé que les révocations, menées « de manera gradual », visent les étrangers entrés comme visiteurs de courte durée avant de solliciter l'asile : « Obtener una visa con el fin de solicitar asilo constituye fraude, lo que es motivo para revocarla ». Il a ajouté : « Estamos dejando claro que una visa es un privilegio, no un derecho », selon Portafolio et La República, qui notent que la mesure devrait se heurter à des recours judiciaires.
C'est ce même Christopher Landau, surnommé « el Quita Visas » sur les réseaux, qui a personnellement annoncé le retrait du visa de Viviana Marín, rapporte El Colombiano. Dans une vidéo diffusée après l'élection d'Abelardo de la Espriella à la présidence colombienne, la militante avait appelé ses camarades à manifester pour rendre le pays « invivible » au nouveau gouvernement. Landau a écrit sur X qu'elle « no tiene derecho a ingresar a los Estados Unidos ».
En parallèle, Portafolio signale un autre front migratoire touchant les professionnels colombiens : un projet de règlement du Département de la Sécurité intérieure ajouterait une taxe de 103 265 dollars aux demandes de visa de travail H-1B, malgré l'annulation judiciaire d'une taxe similaire en juin par un juge fédéral du Massachusetts, confirmée en appel en juillet.
SOURCES (3)
- El ColombianoMOYEN
- La Republica COMOYEN
- PortafolioMOYEN
