ANGLE DOMINANT
Bangkok distingue sa propre doctrine de révocation de visas, appliquée au cas par cas, du coup de filet massif que prépare Washington sur environ 200 000 titulaires de visas B-1 et B-2.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La mesure américaine viserait près de 200 000 titulaires de visas temporaires B-1 (affaires) et B-2 (tourisme) ayant déposé une demande d'asile aux États-Unis.
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Elle diffère d'une précédente révocation de plus de 175 000 visas, qui ciblait des dossiers pénaux, des fraudes ou des menaces à la sécurité, alors que les personnes visées cette fois n'ont commis aucune infraction.
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Le ministre thaïlandais du Tourisme, Surasak Phancharoenworakul, a révoqué le visa d'un touriste israélien pour menaces à Koh Samui, en précisant que le traitement resterait individuel et non fondé sur la nationalité.
ANALYSE
Bangkok, 26 août 2026. La presse thaïlandaise détaille ce mercredi le mécanisme d'une mesure inédite annoncée par l'administration Trump : la révocation de visas temporaires (non-immigrants) visant près de 200 000 étrangers ayant déposé, ou en cours de dépôt, une demande d'asile aux États-Unis. Selon The Standard Thailand, il s'agirait de la plus vaste annulation groupée de visas de l'histoire américaine.
Les visas concernés sont les catégories B-1 et B-2, délivrés respectivement pour des voyages d'affaires et de tourisme. Le département d'État américain justifie la mesure en visant des personnes « entrées aux États-Unis en se présentant comme visiteurs de courte durée, avant de déposer une demande d'asile pour s'y maintenir de façon permanente ». Washington estime que ce canal a été utilisé comme une faille légale pour contourner les procédures d'immigration ordinaires.
Le journal souligne une différence de nature avec une précédente vague de révocation ayant touché plus de 175 000 visas, laquelle ciblait des dossiers pénaux, des fraudes ou des menaces à la sécurité. Cette fois, les personnes visées n'ont commis aucune infraction au regard du droit américain. Le département d'État doit coordonner ses bases de données avec le Department of Homeland Security pour identifier, filtrer puis révoquer les titres concernés. Des universitaires cités par The Standard jugent la mesure davantage un instrument politique destiné à dissuader qu'une opération d'expulsion immédiate, tout en s'inquiétant de son impact sur les droits humains et la charge administrative des services concernés.
En Thaïlande même, le gouvernement affiche une doctrine différente en matière de révocation de visas. Le ministre du Tourisme et des Sports, Surasak Phancharoenworakul, a annulé cette semaine le visa d'un touriste israélien accusé d'avoir menacé le propriétaire d'un zoo à Koh Samui, précisant que la décision restait individuelle. « Nous ne généraliserons pas les actes d'un touriste aux autres visiteurs de la même nationalité », a-t-il affirmé, revendiquant un traitement « au cas par cas » plutôt que fondé sur la nationalité — une approche que la presse locale met en miroir avec l'ampleur inédite de la mesure américaine.
SOURCES (2)
- Khaosod EnglishMOYEN
- The Standard ThailandMOYEN
