ANGLE DOMINANT
Rome pèse la portée réelle d'une trêve qui s'arrête aux portes de Kiev et de Moscou, quand les frappes continuent ailleurs sur le front.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'entretien entre Poutine, Witkoff et Kushner au Kremlin a duré trois heures (3h10 selon Adnkronos), ouvert par la phrase de Poutine : « la situation n'est pas simple ».
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La trêve de 72 heures, en vigueur de la nuit de vendredi à samedi jusqu'à lundi minuit, ne couvre que Kiev et Moscou ; Poutine a refusé la demande ukrainienne d'un cessez-le-feu plus large.
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Malgré la trêve, les frappes se sont poursuivies ailleurs : cinq morts à Kamianske, un mort et douze blessés à Kherson, un mort à Odessa, trois tués dont un enfant de 11 ans à Tchouhouïv.
ANALYSE
Rome, 6 septembre 2026. Vladimir Poutine a reçu au Kremlin, samedi 5 septembre, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner pendant trois heures — trois heures et dix minutes précise Adnkronos —, une rencontre que le président russe a ouverte en jugeant que « la situation n'est certainement pas simple ». Arrivés dans la matinée à Moscou après une escale à Helsinki, les deux hommes ont dû patienter sept heures avant d'être reçus, Poutine ayant d'abord inauguré un parc d'attractions et une station de métro. Ils sont attendus dimanche à Kiev, où Volodymyr Zelensky les recevra pour la première fois sur le sol ukrainien.
La presse italienne insiste sur les limites de la trêve de trois jours, entrée en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi jusqu'à lundi minuit et censée suspendre les frappes sur Kiev et Moscou. Poutine a précisé que Kiev demandait un cessez-le-feu « plus large », étendu au-delà des deux capitales, mais que Moscou n'y avait « jamais » consenti. Le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov a qualifié l'entretien de « substantiel, constructif et extrêmement franc », sans détailler le plan présenté par les émissaires ; la Maison-Blanche évoque de son côté des « plans substantiels » annoncés « dans les semaines à venir ».
Le récit italien souligne que la ligne russe n'a pas bougé — les émissaires auraient même « pris acte » de l'accusation portée par Poutine contre le « régime nazi » de Kiev. Ailleurs, la guerre continue : cinq morts dans une frappe sur une entreprise à Kamianske, un mort et douze blessés à Kherson, un mort à Odessa, trois tués dont un enfant de onze ans à Tchouhouïv, tandis que des drones ukrainiens visaient un dépôt pétrolier et un navire à Sotchi. Vendredi, un drone russe avait frappé le siège du SBU à Kiev, blessant neuf personnes et endommageant la cathédrale Sainte-Sophie, classée à l'Unesco ; Zelensky a promis une réponse « adéquate, significative et proportionnée ». Pour Rome, la séquence illustre un paradoxe : une diplomatie qui avance à Moscou pendant qu'une situation, selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, « n'évolue pas en faveur de Kiev ».
SOURCES (2)
- AdnkronosMOYEN
