ANGLE DOMINANT
Moscou affiche une confiance retrouvée avec les émissaires américains, mettant en avant la trêve de trois jours et la continuité d'un dialogue entamé en janvier, sans détailler la proposition transmise par Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le conseiller présidentiel Iouri Ouchakov a indiqué que l'entretien avait duré 3 heures et 10 minutes et portait, au-delà de l'Ukraine, sur d'éventuels grands projets russo-américains.
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Vladimir Poutine a ordonné l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours à partir de minuit, précisant que la demande était arrivée par les canaux du renseignement et du ministère des Affaires étrangères.
- 03
Steve Witkoff a remercié Poutine pour la libération, le 11 août, du ressortissant américain Robert Gilman, et a qualifié la rencontre d'une des plus mémorables de sa carrière.
ANALYSE
Moscou, 6 septembre 2026. Au Kremlin, l'entretien entre Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner a duré trois heures et dix minutes, selon le conseiller présidentiel Iouri Ouchakov, qui l'a qualifié de « substantiel, constructif et extrêmement franc ». Les discussions n'ont pas porté que sur l'Ukraine : elles ont aussi abordé, selon lui, d'éventuels grands projets russo-américains. Il s'agissait de la huitième rencontre de Poutine avec Witkoff et de la troisième pour Kushner sur ce dossier, tenue dans le Salon rouge du Grand Palais, plus informel que la salle protocolaire habituelle.
En ouverture, Poutine a insisté sur la confiance retrouvée : « Nous sommes à l'aise de travailler avec vous, et le niveau de confiance de notre côté est élevé. » Il a précisé que Moscou avait reçu, par les canaux du renseignement et du ministère des Affaires étrangères, la demande américaine de suspendre les frappes sur Kiev, ajoutant que l'Ukraine avait, elle aussi, sensiblement réduit ses attaques contre Moscou. Une trêve locale de trois jours a ainsi été décrétée à partir de minuit, couvrant les deux capitales, le temps de sécuriser le déplacement de la délégation américaine.
Witkoff a remercié le président russe pour cette pause et pour la libération, le 11 août, du ressortissant américain Robert Gilman, geste dont la famille resterait reconnaissante ; il a décrit sa rencontre avec Poutine comme l'une des plus mémorables de sa carrière. Les agences russes présentent cette séquence comme la continuité d'un dialogue jugé productif depuis la précédente rencontre de janvier, sans détailler la proposition que Donald Trump a annoncé transmettre.
Moscou rappelle par ailleurs que sa position — cession par Kiev des quatre régions revendiquées et renoncement à l'adhésion à l'OTAN — reste, selon le Kremlin, « inébranlable ». Les frappes se sont poursuivies ailleurs qu'à Kiev et Moscou : un missile russe a visé une aciérie à Kamianske, tuant cinq personnes selon l'industriel Metinvest, tandis que Kiev a attribué à des drones Chahed russo-iraniens le ciblage de ses aéroports à la veille de la visite.
SOURCES (5)
- Moscow TimesMOYEN
- SputnikMOYEN
- VedomostiMOYEN
