ANGLE DOMINANT
Séoul mesure le risque d'être la grande absente du sommet Xi-Trump, entre silence américain sur la Corée du Nord et propre bras de fer sur 350 milliards de dollars d'investissement
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump n'a fait aucune mention de la Corée du Nord dans son discours à l'Assemblée générale de l'ONU mardi, évoquant plutôt l'Iran, la Russie-Ukraine, l'IA, Cuba et le Venezuela, tout en disant espérer rencontrer Kim Jong-un plus tard cette année (Korea Times).
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Xi Jinping doit être accueilli par Trump sur le tarmac de Joint Base Andrews mercredi pour sa première visite d'État aux États-Unis en plus d'une décennie, avec dîner d'État jeudi et thé privé/visite des Archives nationales vendredi ; le sénateur Roger Wicker a critiqué ce faste (Korea Times).
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Le président Lee Jae Myung refuse d'envoyer troupes ou moyens militaires dans le détroit d'Ormuz tout en négociant séparément avec Washington un paquet d'investissement de 350 milliards de dollars (Korea Pro).
ANALYSE
Séoul, 23 septembre 2026. À la veille de l'arrivée de Xi Jinping à Washington, la diplomatie sud-coréenne retient d'abord un silence : mardi, lors de son deuxième discours à l'Assemblée générale de l'ONU depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump n'a fait aucune mention de la Corée du Nord, selon Korea Times, préférant évoquer l'Iran, la guerre en Ukraine, l'intelligence artificielle, Cuba et le Venezuela. Le président américain a toutefois réaffirmé son intention de rencontrer Kim Jong-un plus tard cette année, une piste que Séoul suit avec attention tant elle a jusqu'ici rythmé la diplomatie personnelle des deux hommes, depuis leur premier sommet à Singapour en 2018.
Xi Jinping doit atterrir mercredi à Joint Base Andrews, où Trump l'accueillera en personne sur le tarmac plutôt que d'attendre son arrivée à la Maison-Blanche, un geste protocolaire rare que Korea Times qualifie de première visite d'État chinoise aux États-Unis en plus d'une décennie. Xi et son épouse Peng Liyuan sont attendus à un dîner d'État jeudi, avant un thé privé et une visite des Archives nationales vendredi. Washington a peu détaillé le programme, mais le sénateur Roger Wicker a publiquement critiqué ce faste, jugeant que Trump n'aurait pas dû inviter Xi compte tenu des différends bilatéraux persistants.
Pour Séoul, cette mise en scène diplomatique n'est pas neutre : elle se déroule alors que le pays négocie séparément avec Washington un paquet d'investissement de 350 milliards de dollars. Selon Korea Pro, le président Lee Jae Myung a écarté tout envoi de troupes ou de moyens militaires dans le détroit d'Ormuz, tout en réservant la possibilité de mesures pour protéger le transport maritime, les approvisionnements énergétiques et les ressortissants coréens. Les deux gouvernements traitent les dossiers économiques et sécuritaires sur des voies distinctes, dans un même climat où Washington réclame davantage de soutien de la part de Séoul.
La crainte sud-coréenne tient moins au contenu du sommet Xi-Trump qu'à ce qu'il pourrait déplacer en coulisses : un arbitrage entre grandes puissances sur Taïwan, les ventes d'armes ou le dossier iranien, pendant que la Corée du Nord reste hors de l'agenda officiel et que le levier de négociation propre à Séoul continue de se mesurer dans l'ombre du sommet.
