ANGLE DOMINANT
Rome mesure le sommet Trump-Xi à l'aune du calendrier électoral américain et de l'expiration en novembre de la trêve commerciale, plus qu'à celle d'un accord spectaculaire sur Taïwan.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le sommet se tient jeudi 24 septembre à Washington : troisième face-à-face Trump-Xi en moins d'un an, selon Adnkronos, qui n'attend pas de concessions de Xi Jinping
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La trêve commerciale conclue en octobre dernier expire en novembre ; le vice-premier chinois He Lifeng et le secrétaire au Trésor Scott Bessent se sont rencontrés à New York peu avant le sommet
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À Busan en octobre 2025, Washington avait reporté d'un an l'extension de sa liste noire d'entreprises chinoises et réduit ses droits de douane sur le fentanyl, tandis que Pékin reprenait ses achats de soja ; à Pékin en mai, la Chine avait promis 17 milliards de dollars d'achats agricoles et 200 Boeing
ANALYSE
Rome, 23 septembre 2026. La presse italienne aborde le sommet Trump-Xi de jeudi 24 septembre à Washington moins comme un rendez-vous diplomatique spectaculaire que comme une étape d'une négociation commerciale suspendue à l'horloge électorale américaine. Pour Adnkronos, c'est le troisième face-à-face entre les deux dirigeants en moins d'un an, après la rencontre de Pékin à la mi-mai et plus de neuf ans après leur premier sommet — mais, selon les observateurs, peu de concessions sont attendues de Xi Jinping. Les pourparlers se tiennent alors que, selon la formule du quotidien, « si avvicina il voto di Midterm » pour le président américain, échéance jugée centrale par les commentateurs italiens pour comprendre la prudence de Washington.
L'attention se concentre sur une possible prorogation de la trêve commerciale conclue en octobre dernier, qui expire en novembre, discutée quelques jours plus tôt à New York entre le vice-premier chinois He Lifeng et le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Une nouvelle guerre de droits de douane et de contre-mesures sur les minéraux critiques, souligne l'analyse du New York Times relayée par Adnkronos, pénaliserait les consommateurs américains à l'approche des élections — un risque que Trump ne peut se permettre —, tandis qu'un statu quo laisserait à Xi le temps de relancer l'économie chinoise et de « recomposer » ses états-majors après les purges anticorruption.
Internazionale replace le rendez-vous dans la continuité de Busan, en Corée du Sud, en octobre 2025 : Washington avait accepté de reporter d'un an l'extension de sa liste noire d'entreprises chinoises, Pékin repoussait son nouveau régime sur les exportations de minéraux critiques et de batteries, obtenait une réduction des droits de douane liés au fentanyl et reprenait ses achats de soja américain. À Pékin en mai, les résultats avaient été plus modestes : la Chine avait promis 17 milliards de dollars d'achats agricoles supplémentaires et deux cents Boeing, sous condition d'obtenir aussi les pièces détachées.
Selon les médias américains cités par Adnkronos, l'intelligence artificielle figure en tête de l'agenda de jeudi, aux côtés du dossier iranien et du dossier Boeing, mais les attentes restent basses sur la sécurité de l'IA et les déséquilibres commerciaux. Pour la presse italienne, cette prudence partagée — aucun accord révolutionnaire n'est attendu — mesure le sommet : ce qui ne s'est pas produit avant compte davantage que ce qui sera annoncé après.
