ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient surtout le décalage entre les volte-face de Trump depuis juillet et la « décision finale » que Zelensky lui attribue vendredi, une annonce que Washington n'a pas confirmée directement.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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En dehors des États-Unis, seule l'Allemagne détenait jusqu'ici une licence de production de missiles Patriot, avant l'annonce faite à l'Ukraine.
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Zelensky estime que le début de la production ukrainienne de Patriot pourrait prendre « un an à un an et demi ».
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Le secrétaire d'État Marco Rubio avait indiqué début septembre que Washington négociait la licence avec Kiev, un dossier sur lequel Trump a semblé changer d'avis à plusieurs reprises depuis juillet.
ANALYSE
Lisbonne, 26 septembre 2026. La presse portugaise reprend vendredi 25 septembre l'annonce du président ukrainien Volodymyr Zelensky : Donald Trump lui aurait confirmé, lors de leur dernière rencontre à New York cette semaine, avoir pris une « décision finale » sur la production ukrainienne de missiles Patriot. « Durante a nossa última reunião, o Presidente Trump confirmou-me que tinha tomado uma decisão final e que a Ucrânia receberá licenças para a produção de mísseis Patriot », a déclaré Zelensky dans un message vocal adressé aux journalistes, rapportent l'Observador et le SAPO Notícias.
Le SAPO Notícias situe l'annonce après des « mois de négociation » et souligne qu'en dehors des États-Unis, seule l'Allemagne détenait jusqu'ici une licence de production pour ces systèmes antiaériens. Le média note que la multiplication des conflits dans le monde a fait naître une pression « sans précédent » sur les stocks mondiaux d'intercepteurs Patriot. Selon Zelensky, le début de la production ukrainienne pourrait néanmoins prendre « un an à un an et demi ».
Les articles portugais rappellent le parcours sinueux du dossier côté américain : début septembre, le secrétaire d'État Marco Rubio avait indiqué que Washington négociait cette licence avec Kiev, un dossier sur lequel Donald Trump avait semblé « changer d'avis à plusieurs reprises » depuis juillet, quand il jugeait l'idée « plutôt cool » avant d'appeler à la prudence. L'Observador rappelle aussi la rencontre de Zelensky avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, au cours de laquelle le président ukrainien avait insisté sur le besoin urgent de ces intercepteurs : « Aprendemos a interceptar mísseis de cruzeiro e drones (...) Mas contra os mísseis balísticos, por enquanto, a única solução eficaz são os interceptores Patriot, de que precisamos quase todos os dias », avait-il écrit sur X.
L'ensemble de l'information portugaise repose sur la seule parole de Kiev : aucun des articles ne cite de confirmation directe émanant de la Maison-Blanche, la « décision finale » restant, pour l'heure, celle que Zelensky prête à Trump. Le traitement, essentiellement industriel, met l'accent sur les licences et la capacité de production plutôt que sur la situation militaire sur le terrain ukrainien.
