ANGLE DOMINANT
Kyiv pèse la parole de Trump à l'aune de ses revirements depuis juillet, entre promesse de licences Patriot vendredi et silence persistant du département d'État deux jours plus tôt.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Zelensky cite Trump : « Oui, j'ai pris la décision finale : l'Ukraine recevra les licences pour produire des missiles Patriot », propos tenus lors de leur rencontre à New York mardi.
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Le 23 septembre, le département d'État américain avait déclaré à la chaîne allemande DW que les discussions se poursuivaient et qu'aucune décision finale n'avait encore été prise sur ces licences.
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Selon Reuters, le nouveau paquet d'aide américain de près de 400 millions de dollars, dont 307 millions déjà engagés, ne comprendra aucun missile Patriot, les stocks mondiaux ayant été épuisés par les guerres en Ukraine et contre l'Iran.
ANALYSE
Kyiv, samedi 26 septembre 2026. Volodymyr Zelensky a confié vendredi 25 septembre, dans un message vocal partagé avec les journalistes, que Donald Trump lui avait annoncé lors de leur rencontre à New York mardi avoir pris une « décision finale » : « Oui, j'ai pris la décision finale : l'Ukraine recevra les licences pour produire des missiles Patriot. » Le président ukrainien n'a pas précisé si l'accord porte sur les intercepteurs PAC-2, produits aux États-Unis et sous licence en Allemagne — dont une partie doit arriver en Ukraine à partir de 2027 — ou sur les PAC-3, plus avancés, fabriqués uniquement aux États-Unis et au Japon.
Cette annonce tranche avec la prudence affichée deux jours plus tôt par Washington : le 23 septembre, le département d'État avait indiqué à la chaîne allemande DW que les discussions se poursuivaient et qu'aucune décision finale n'avait encore été prise sur l'octroi de ces licences. La presse ukrainienne rappelle la trajectoire sinueuse du dossier depuis le sommet de l'OTAN à Ankara, le 8 juillet, où Trump avait promis : « Nous allons leur donner le droit de fabriquer des Patriot. Nous allons leur montrer comment faire », jugeant que Kyiv pourrait produire « assez rapidement ». Le 31 juillet, lors d'une réunion de cabinet, il était revenu en arrière, expliquant que les États-Unis n'avaient rien approuvé et qu'il fallait « être très prudent » avant de transférer une technologie sensible que ses destinataires pourraient un jour retourner contre Washington.
L'optimisme de Zelensky intervient le même jour où Reuters révèle, sources à l'appui, que le nouveau paquet d'aide militaire américain de près de 400 millions de dollars — dont 307 millions déjà engagés — ne comportera aucun missile Patriot, les stocks mondiaux d'intercepteurs ayant été siphonnés par la guerre en Ukraine et par la guerre américaine contre l'Iran. Les premières livraisons, entamées ce mois-ci, ne concernent que des armes offensives et des pièces détachées pour blindés.
Kyiv scrute aussi Bruxelles, où les ministres de la Défense de l'UE doivent discuter le 28 septembre de la possibilité que certains États cèdent leur place dans la file d'attente Patriot auprès de Lockheed, l'Espagne ou la Grèce étant citées comme candidats à un transfert d'intercepteurs, financé ensuite par le prêt de 90 milliards d'euros.
SOURCES (5)
- Kyiv PostMOYEN
- Ukrainska Pravda ENMOYEN
- NV UkraineMOYEN
- TSN UkraineMOYEN
