Fin mai 2026, des négociateurs américains et iraniens concluent un mémorandum d'entente préliminaire prévoyant une extension de soixante jours du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril 2026. Au moment des faits, aucune signature formelle n'avait été apposée et le cadre restait suspendu à une approbation finale. Le texte aborde la navigation dans le détroit d'Ormuz, le séquencement d'une levée des sanctions et des corridors humanitaires.
Le détroit d'Ormuz constitue le point de friction central : environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié y transite. Sa réouverture sans restriction figure dans le mémorandum, tandis que l'Iran revendique sa souveraineté sur ce couloir maritime et prépare une législation en ce sens. Dans le sillage des annonces, le prix du Brent a reculé de l'ordre de 10 à 19 % en mai 2026, les marchés anticipant une possible réouverture.
Le processus se déroule en parallèle de sanctions actives et d'opérations militaires. L'Iran conditionne la poursuite des discussions au déblocage préalable de douze milliards de dollars d'avoirs gelés, une exigence absente des déclarations publiques américaines. Les médiations passent notamment par le Qatar, le Pakistan et Oman, tandis que l'Europe et la Chine maintiennent des canaux parallèles.
Plusieurs points restent disputés. Washington présente un accord de principe quasi finalisé, là où Téhéran conteste cette lecture et affirme que le texte n'a pas reçu d'approbation iranienne. Les deux parties divergent aussi sur le dossier nucléaire : les États-Unis affirment avoir obtenu un engagement de renoncement à l'arme et la destruction des stocks d'uranium enrichi à 60 % (estimés à 440,9 kg par des sources américaines), ce que l'Iran dément. L'inclusion du dossier libanais et la lecture du rapport de force militaire demeurent également contestées.