ANGLE DOMINANT
Budapest décrit la flambée de Tirana comme un embrasement sécuritaire, entre ministères pris d'assaut et réponse policière musclée, tout en rattachant la colère étudiante au chantier du gendre de Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Telex, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Tirana le 14 octobre, avec intrusion dans les ministères de l'Éducation, de la Justice et des Finances.
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Telex, citant Reuters, indique que les étudiants dénoncent l'état des universités, le coût des études, le manque d'aides et les débouchés limités.
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Le président Bajram Begaj a appelé au dialogue, rappelant que la violence comme la force policière excessive dépassent les limites de la légalité et de la proportionnalité.
ANALYSE
Budapest, 15 octobre 2026. Les médias hongrois consultés, Telex et 444, couvrent la journée du mercredi 14 octobre à Tirana comme une escalade : « Tirana brûle », titrent-ils, l'un parlant de manifestations étudiantes qui ont « dégénéré », l'autre d'un « état de siège » durant toute la journée.
Telex, s'appuyant sur Politico et Reuters, évoque plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale albanaise. Les manifestants se sont heurtés à la police, ont incendié des bâtiments, pénétré dans des institutions publiques et pillé. Le site décrit des jets de pierres, de blocs de béton arrachés aux trottoirs, de bouteilles et d'engins pyrotechniques artisanaux contre le ministère de l'Éducation, puis l'intrusion dans les ministères de l'Éducation, de la Justice et des Finances, avec un incendie au ministère de la Justice. Les manifestants ont ensuite encerclé les services du Premier ministre. La police a répondu par matraques, gaz lacrymogène et canons à eau.
444 raconte une manifestation « d'abord pacifique » devenue, au fil des heures, un affrontement que ni les étudiants ni les policiers n'ont cessé à la nuit tombée. Le site relève que des groupes masqués ont lancé des cocktails Molotov improvisés et tenté de brûler le ministère, et cite des messages publiés sur le réseau X, dont l'un accuse des proches d'Edi Rama d'irresponsabilité.
Les deux rédactions distinguent les revendications étudiantes du contentieux plus ancien. Selon Telex, citant Reuters, les jeunes dénoncent l'état des universités, le coût des études, le manque d'aides financières et les maigres débouchés après le diplôme. 444 précise que cette mobilisation, lancée mardi, est la première convoquée par des étudiants au sujet des carences de l'enseignement. Toutes deux rappellent que les protestations sont quotidiennes depuis fin mai, contre le projet côtier lié à Jared Kushner, gendre de Donald Trump, qui menacerait une zone marine protégée.
Telex cite aussi le président Bajram Begaj : le droit de manifester pacifiquement est « le fondement de la démocratie », mais la violence n'est pas un moyen d'expression légitime et la force policière ne doit pas dépasser les limites de la légalité et de la proportionnalité. Il a appelé les jeunes au dialogue.
