ANGLE DOMINANT
Ottawa retient d'abord le chiffre du chaos aérien : 150 000 passagers bloqués à Jakarta, avant de relayer le démenti indonésien sur un risque de tsunami imminent.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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467 vols ont été touchés au seul aéroport de Soekarno-Hatta dimanche soir, affectant environ 150 000 passagers, selon les autorités de l'aviation civile indonésienne citées par la presse canadienne.
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Deux panaches de cendres ont été identifiés par imagerie satellite, l'un culminant à 6 100 mètres au-dessus de Jakarta et Banten, l'autre à 15 200 mètres au-dessus de Lampung et du détroit de la Sonde.
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L'agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a explicitement écarté tout risque de tsunami imminent, tout en rappelant qu'une éruption de 2018 en avait provoqué un ayant tué au moins 430 personnes.
ANALYSE
Ottawa, 7 septembre 2026. La presse canadienne retient d'abord le chiffre qui frappe : 150 000 passagers touchés par la seule fermeture de l'aéroport de Jakarta, après l'éruption du volcan Anak Krakatau, dans le détroit de la Sonde entre Java et Sumatra. Selon l'Agence géologique indonésienne, le volcan montrait des signes d'activité depuis vendredi avant deux explosions distinctes tôt dimanche : trente secondes à 3 h 53, puis seize secondes trois heures plus tard. Aucune victime n'a été signalée, aucun ordre d'évacuation émis ; la localité la plus proche est à plus de seize kilomètres, mais les autorités demandent de rester à trois kilomètres du cratère actif.
Les cendres se sont dispersées sur Jakarta et la province de Lampung, à Sumatra. AirNav Indonesia a fermé l'espace aérien autour de Soekarno-Hatta et de l'aéroport Halim Perdanakusuma, ainsi qu'autour de plusieurs autres terrains, dont Radin Inten II à Lampung. Au dimanche soir, la fermeture avait touché 467 vols au seul aéroport de Soekarno-Hatta, fermé jusqu'à 23 h 59. Les répercussions ont aussi atteint l'aéroport international I Gusti Ngurah Rai de Bali et celui de Medan.
Les témoignages retenus insistent sur l'attente : « C'est bien sûr un inconvénient », dit Diego Urdiales, touriste espagnol qui devait rentrer à Madrid. « C'est une catastrophe naturelle, un cas de force majeure, alors que faire ? », résume Michele Gouw, passagère indonésienne. Le directeur général de l'aviation civile, Lukman F. Laisa, assure que « la sécurité reste notre priorité absolue dans chaque décision », avertissant de perturbations en cascade sur les rotations d'appareils et la capacité des terminaux.
Deux panaches de cendres ont été repérés par imagerie satellite : l'un à 6 100 mètres au-dessus de Jakarta et Banten, l'autre à 15 200 mètres au-dessus de Lampung et du détroit de la Sonde. Lana Saria, à la tête de l'Agence géologique, précise que l'activité du volcan s'intensifie depuis juillet, cette éruption étant la plus forte de la période, sans qu'il soit possible de prédire un épisode plus important.
Les médias rappellent que Krakatoa, en 1883, avait tué plus de 36 000 personnes dans une série de tsunamis, et qu'une éruption de l'Anak Krakatau en 2018 en avait causé un autre, meurtrier. Mais l'agence de gestion des catastrophes a explicitement écarté tout risque de tsunami imminent, appelant à porter masques et lunettes contre les cendres. Écoles et sorties de pêche ont aussi été suspendues localement.
SOURCES (3)
- Globe and MailMOYEN
- Global NewsMOYEN
