ANGLE DOMINANT
Moscou valide sans détour le droit souverain de Pékin à tester ses missiles, une position qui coïncide avec l'ouverture d'exercices navals conjoints en mer Jaune.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le 6 juillet à 12h01 heure de Pékin, un sous-marin nucléaire chinois a tiré un missile balistique avec une ogive factice dans le Pacifique, selon le ministère chinois de la Défense.
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Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré qu'il s'agit d'un « droit souverain de la Chine » de tester ses missiles.
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Les exercices navals conjoints Russie-Chine Joint Sea-2026 ont débuté le 6 juillet à Qingdao, pour se poursuivre jusqu'au 13 juillet en mer Jaune.
ANALYSE
Moscou, 7 juillet 2026. Le Kremlin n'a pas tardé à prendre position après le tir, le 6 juillet, d'un missile balistique stratégique chinois dans le Pacifique. Le porte-parole présidentiel Dmitri Peskov a tranché sans ambages : « C'est un droit souverain de la Chine que de procéder à des essais de ses missiles », a-t-il déclaré aux journalistes, reprenant presque mot pour mot les termes utilisés par Pékin pour qualifier l'opération. Selon le ministère chinois de la Défense, cité par Sputnik, un sous-marin nucléaire stratégique de l'Armée populaire de libération a tiré, le 6 juillet à 12h01 heure de Pékin (04h01 GMT), un missile équipé d'une ogive factice vers une zone désignée du Pacifique. Pékin insiste sur le caractère programmé de l'exercice, « conforme au droit international et à la pratique internationale », et assure avoir « notifié à l'avance les pays concernés ». Le communiqué précise que le tir « ne vise aucun pays ni cible en particulier ». L'épisode survient alors que les marines russe et chinoise viennent d'ouvrir, le 6 juillet à Qingdao, les exercices conjoints Joint Sea-2026, prévus jusqu'au 13 juillet en mer Jaune. Le contre-amiral russe Sergueï Sinko, codirecteur de l'exercice aux côtés de son homologue chinois Qiu Wensheng, a insisté sur la nature « défensive » de ces manœuvres, « non dirigées contre un pays tiers » — un langage qui fait écho à celui employé par Pékin au sujet de son tir de missile. Pour Moscou, la simultanéité des deux événements illustre moins une coïncidence qu'une convergence stratégique assumée entre les deux puissances face aux critiques occidentales. La diplomatie russe évite toute mention détaillée des inquiétudes exprimées à Washington, Tokyo, Canberra ou Manille, préférant relayer la version chinoise d'un test « de routine ». Peskov a par ailleurs indiqué que Vladimir Poutine et Donald Trump maintiennent un dialogue actif sur le dossier ukrainien, séparant ainsi ce sujet de la question du tir chinois dans la communication officielle du Kremlin.
