ANGLE DOMINANT
Pretoria défend dans la déclaration finale de New Delhi une confirmation de son refus constant de s'aligner sur les sanctions occidentales, qu'elles visent la Russie ou désormais l'Iran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le président Cyril Ramaphosa a assisté au sommet aux côtés de Vladimir Poutine, Xi Jinping et Masoud Pezeshkian
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La déclaration commune réclame « l'élimination de ces mesures illégales, qui sapent le droit international et les principes de la Charte des Nations unies » (sanctions non autorisées par l'ONU)
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Le bloc BRICS, fondé en 2006 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, compte désormais 11 membres représentant environ la moitié de la population mondiale
ANALYSE
Pretoria, 14 septembre 2026. Le sommet des BRICS s'est achevé dimanche à New Delhi sur une déclaration commune que la diplomatie sud-africaine lit comme un pas de plus vers l'autonomie du Sud global. Le président Cyril Ramaphosa, présent aux côtés de Vladimir Poutine, de Xi Jinping et du président iranien Masoud Pezeshkian, a soutenu un texte qui condamne l'usage de sanctions non autorisées par l'ONU et réclame « l'élimination de ces mesures illégales, qui sapent le droit international et les principes de la Charte des Nations unies », selon la déclaration citée par Business Day. Pretoria y voit une confirmation de sa ligne diplomatique constante depuis son adhésion en 2010 : refuser l'alignement automatique sur les sanctions occidentales, qu'elles visent la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022 ou, désormais, l'Iran.
Le texte adopté à New Delhi exprime aussi une inquiétude sur les « attaques délibérées » contre les infrastructures civiles et les installations nucléaires placées sous les garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique — une formulation lue par la presse sud-africaine comme une critique indirecte des frappes américaines et israéliennes contre les sites nucléaires iraniens, sans qu'aucun pays ne soit nommé. Business Day rappelle que le bloc, fondé en 2006 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, compte désormais 11 membres représentant environ la moitié de la population mondiale et une part significative du produit mondial.
Selon SABC News, citant quatre sources anonymes rapportées par Reuters, l'accord sur cette déclaration commune a nécessité de rapprocher les positions de l'Iran et des Émirats arabes unis, situés de part et d'autre du conflit du Golfe — un compromis présenté comme la preuve que le groupe peut encore parler d'une seule voix malgré ses divergences internes. Pour Pretoria, cette unité affichée pèse davantage que les détails techniques du sommet : ni le conseil spatial proposé par Moscou ni les chaînes d'approvisionnement évoquées par Pékin n'occupent une place centrale dans la couverture sud-africaine, qui privilégie la portée géopolitique du texte sur les sanctions et le nucléaire iranien.
SOURCES (2)
- Business DayMOYEN
- SABC NewsMOYEN
