ANGLE DOMINANT
New Delhi revendique la clôture du sommet des BRICS comme sa propre victoire diplomatique, celle d'avoir désamorcé la brouille entre l'Iran et les Émirats arabes unis pour arracher une déclaration commune.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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New Delhi a dû « combler le fossé » entre l'Iran et les Émirats arabes unis, qui voulaient chacun nommer l'autre, pour éviter la répétition de l'effondrement de la réunion ministérielle des BRICS
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Modi a averti que « l'arme de la technologie et des minerais critiques » pouvait entraver le progrès partagé, en présence de Xi Jinping, en Inde pour la première fois en sept ans
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Le MEA revendique plus de 50 résultats concrets et 350 réunions dans une trentaine de villes, et a sélectionné les pays invités (Union africaine, Burundi, Philippines/ASEAN, Uruguay/CELAC, Bahreïn/CCG) pour représenter le Sud global
ANALYSE
New Delhi, 14 septembre 2026. Au lendemain de la clôture du 18e sommet des BRICS à Bharat Mandapam, la diplomatie indienne revendique un succès qui lui est propre : avoir sauvé la Déclaration de New Delhi d'un naufrage annoncé. Selon des diplomates cités par Free Press Journal, New Delhi a dû « combler le fossé » entre l'Iran et les Émirats arabes unis, Abou Dhabi voulant nommer Téhéran pour des attaques sur des territoires du Golfe, tandis que l'Iran exigeait une mention des « attaques américano-israéliennes ». Le précédent inquiétait : « la réunion ministérielle des Affaires étrangères des BRICS s'était effondrée parce que l'Iran et les Émirats voulaient tous deux nommer des noms », rappelle un haut diplomate. La formule retenue, calquée sur celle de l'Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, évite de citer nommément les États tout en cataloguant des violations qui, selon The Hindu Business Line, « impliquent clairement » la conduite israélienne à Gaza.
Clôturant les travaux dimanche, le Premier ministre Narendra Modi a présenté les BRICS comme un « écosystème de solutions » et appelé à transformer la déclaration en « actions calées dans le temps ». Il a mis en garde contre « l'arme de la technologie et des minerais critiques », alors que Xi Jinping, en visite en Inde pour la première fois en sept ans, siégeait dans la même salle. Modi a plaidé pour que le Sud global devienne un « faiseur de règles » plutôt qu'un « preneur de règles ».
Le ministère des Affaires étrangères a détaillé la sélection des pays invités à la session d'ouverture : Union africaine, Burundi, Philippines au nom de l'ASEAN, Uruguay pour la CELAC, Bahreïn pour le Golfe, un choix présenté comme reflétant « la voix du Sud global ». Le secrétaire Sudhakar Dalela revendique plus de 50 résultats concrets et 350 réunions organisées dans une trentaine de villes durant la présidence indienne, identifiant les minerais critiques comme axe de coopération future. Le conseil spatial promis par Moscou n'occupe presque aucune place dans ce récit, éclipsé par l'exploit diplomatique national mis en avant par New Delhi.
SOURCES (2)
- Free Press JournalMOYEN
