ANGLE DOMINANT
Paris retient d'abord l'escalade militaire : un missile balistique de plus de 700 km tiré depuis Wonsan, au lendemain du rejet par Pyongyang des excuses réclamées sur les mines de la DMZ.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Tir d'un missile balistique depuis la région de Wonsan le samedi 3 octobre, sur plus de 700 km selon l'état-major interarmées sud-coréen.
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L'explosion du 21 septembre dans la DMZ a blessé trois soldats sud-coréens ; Séoul et le Commandement des Nations unies l'attribuent à des mines nord-coréennes, que Pyongyang dément.
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Kim Yo Jong a jugé « pathétique » la demande d'excuses de Séoul, alors que Lee Jae Myung avait appelé Pyongyang à renouer le contact.
ANALYSE
Paris, 3 octobre 2026. La Corée du Nord a tiré samedi 3 octobre un missile balistique depuis la région de Wonsan, sur sa côte est, en direction de la mer de l'Est, nom coréen de la mer du Japon. Selon France 24, qui cite l'état-major interarmées sud-coréen, l'engin a parcouru plus de 700 kilomètres avant de tomber en mer. Les garde-côtes japonais, citant le ministère de la Défense, ont indiqué qu'il pouvait s'agir d'un missile balistique.
La presse française insiste sur la coordination entre alliés. Séoul affirme maintenir « une posture de défense robuste » grâce à un partage d'informations étroit avec les États-Unis et le Japon, et a relevé son niveau de surveillance. France 24 note que ce tir survient « en plein regain de tension » entre les deux Corées.
Le contexte est présenté en détail. Le 21 septembre, l'explosion de deux mines dans la zone démilitarisée a blessé trois soldats sud-coréens, dont l'un a perdu un pied, rappelle BFMTV. Séoul et le Commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis attribuent l'explosion à des mines nord-coréennes posées côté sud. Pyongyang a démenti en début de semaine. L'armée sud-coréenne a alors exigé des excuses officielles, dénonçant une « violation flagrante de l'accord d'armistice ».
BFMTV rapporte la réponse de Kim Yo Jong, sœur du dirigeant Kim Jong Un, qui a jugé « pathétique » la « sorte d'excuses » réclamée par Séoul. France 24 en anglais reprend le qualificatif « despicable » (méprisable) et précise que Pyongyang pose des mines et érige des barrières antichars le long de la frontière pour la sceller durablement.
Les articles soulignent aussi le paradoxe politique pour Séoul. Le président Lee Jae Myung, « considéré comme favorable au dialogue », avait appelé Pyongyang à renouer le contact dès le lendemain de la demande d'excuses de l'armée. Le tir vient contredire cette ouverture, relève France 24, qui parle d'une main tendue mise à mal.
BFMTV rappelle enfin que les deux Corées sont techniquement toujours en guerre, le conflit de 1950-1953 s'étant achevé par un armistice, et que la DMZ, large de quatre kilomètres sur près de 250 kilomètres, compterait plus de 800 000 mines. Après la détente née de l'accord militaire intercoréen de 2018, les relations se sont nettement dégradées.
